[Événement] La foire de la Saint-Cloud se déroule lundi 14 septembre à Badefols-d’Ans avec la traditionnelle vente de veaux de lait, celle de gros bovins mise en place depuis deux ans et une conférence de la MSA.
En retournant dans le passé, 200 ans en arrière, la foire de la Saint-Cloud à Badefols-d’Ans accueillait les pétarous et les pieds-terreux. Ils venaient du bassin maraîcher d’Objat, en Corrèze, pour vendre leurs veaux de lait, de l’ail, des oignons et des melons sous le patronage de Saint-Cloud.
Lundi 14 septembre, la plupart de ces denrées seront en vente lors d’un marché sur la place de l’église. La foire commencera dès 7 h 30, après la pesée des animaux, pour un copieux casse-croûte à base de soupe de haricots à la couenne et de tête de veau. La foire aux veaux de lait sous la mère débutera à 8 h 30 suivie de la remise des prix. Durant cette journée, des OPA (organisations professionnelles agricoles) auront des stands. Concessionnaires et Cuma exposeront du matériel. La MSA Dordogne Lot-et-Garonne proposera une conférence à 14 h : « Tout savoir sur l’embauche d’un saisonnier ». Plus de 500 personnes sont attendues au repas du midi.
Pour la deuxième année, la manifestation accueille une vente aux enchères de gros bovins à 10 h organisée par Elvéa Périgord-Agenais. » Nous faisons partie du comité de veau de lait sous la mère du bassin de Brive. Nous déterminons les dates des foires en Corrèze. Badefols-d’Ans est la seule en Dordogne. C’est pour cela que beaucoup de Corréziens participent. L’an dernier, nous avons lancé la vente aux enchères de gros bovin parce que la filière veau de lait sur la mère diminue drastiquement. Il y a dix ans, nous avions 70 veaux à la vente. L’an dernier, ils étaient 24 « , explique Eric Grandchamp, agriculteur de la commune, en charge de l’animation et de l’organisation de la foire. Cette nouveauté permet d’attirer davantage d’agriculteurs et même des curieux.
L’avenir de l’agriculture
Le nombre de veaux de lait apporté lors des foires est passé de 3 000, il y a 10 ans, à 1 500 en 2025. La main-d’œuvre familiale se fait rare pour perpétuer cette production contraignante. » Aujourd’hui, un broutard se vend plus cher qu’un veau de lait sous la mère. Beaucoup d’éleveurs se convertissent « , ajoute Eric Grandchamp. La filière veau de boucherie a connu un important développement. » Tout cela met en danger la production de veaux de lait sous la mère « , souligne-t-il.
Avec la présence de nombreux élus et représentants professionnels, la foire sera l’occasion d’évoquer l’avenir de l’agriculture sur le territoire, selon le responsable. Face aux difficultés rencontrées, les agriculteurs s’interrogent. Par exemple, la production de noix, très présente dans ce secteur, est en danger, victime des aléas climatiques et des importations massives.