[Médias] Depuis 1986, le Club de la presse du Périgord réunit journalistes et communicants du territoire. Pour ses 40 ans, il propose plusieurs rendez-vous au public.
40 ans… L’occasion pour ses quelque 130 membres, professionnels de l’information et de la communication, de regarder dans le rétroviseur » On s’était dit que cet anniversaire était une bonne occasion de se retourner un peu sur la riche histoire de l’association « , résume sa présidente, Isabelle Sarran.
Cafés médias, expo photos et cinéma
Premier rendez-vous, déjà bien installé : les Cafés médias. Une fois par mois, le public est invité à échanger autour d’un thème lié à l’information. Sport, femmes dans la presse, information locale, photographie… Après Périgueux et Bergerac, le Club entend poursuivre son itinérance, notamment à Ribérac en octobre et à Sarlat en décembre. » L’idée, c’est que les gens puissent découvrir ce que peuvent être les coulisses de ce métier et poser toutes les questions qu’ils se posent « , explique Isabelle Sarran.
Autre temps fort : une exposition de 40 photographies. Du 8 septembre au 8 octobre, 20 commerces de Périgueux accueilleront les images de 13 photographes, actuels ou anciens, invités à replonger dans leurs archives. » On a demandé des images fortes qui, pour eux, symbolisaient des moments forts de l’actualité depuis 1986 dans le département. «
Le cinéma sera aussi au rendez-vous. Au CGR de Périgueux, quatre séquences thématiques ont été concoctés avec Ciné-cinéma. La soirée d’ouverture, le 10 novembre, sera consacrée à Citizen Kane, avec Arnaud Schwarz, ancien critique cinéma de La Croix. Des projections accompagnées de débats seront également organisées dans des salles du réseau Ciné Passion.
Défendre le métier
Cette mémoire prendra la forme d’une édition collector d’une centaine de pages, tirée à 1 000 exemplaires. » L’idée, c’est de garder la trace de ce qu’on est en train d’organiser, et puis des 40 années du Club de la presse « , souligne Suzanne Boireau-Tartarat, journaliste et coordinatrice du projet. Photos, témoignages d’anciens présidents, évolution des médias et souvenirs par décennie composeront ce magazine.
Enfin, un appel à témoignages a été lancé : La presse a changé ma vie. Car célébrer 40 ans, c’est aussi défendre une profession. » Si les photographes n’étaient pas là, si nous, on n’était pas là pour écrire ou faire des reportages audio ou télé, toute cette mémoire-là disparaîtrait « , insiste Isabelle Sarran.
La journaliste de Sud-Ouest ne nie pas le recul de la presse papier, mais refuse d’y voir la fin du journalisme. Papier, site web ou vidéo, peu importe le support : » Il faut, aujourd’hui plus que jamais, que ce métier perdure avec des gens formés et responsables. «
Un club à faire également perdurer. La 17e présidente souhaite passer la main après huit ans de mandat.