[Enseignement] Jean-Marc Huart, recteur de l’académie de Bordeaux, était en déplacement en Dordogne sur le thème de l’école inclusive. Il s’est arrêté au collège Michel de Montaigne à Périgueux, en pointe sur le sujet.
Promouvoir une école adaptée à tous les élèves. Tel est le sens de la visite, lundi 18 mai, du recteur de l’académie de Bordeaux, Jean-Marc Huart. Ce dernier était en déplacement en Dordogne sur le thème de l’école inclusive. Il s’est arrêté au collège Michel de Montaigne, à Périgueux, qui a mis en place le tout premier Pôle d’appui à la scolarité (PAS) du département.
Ce dispositif permet à l’établissement d’apporter des réponses à des élèves en difficulté sans forcément avoir recours à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). « Ce PAS va permettre une réponse beaucoup plus rapide et presque immédiate aux besoins de l’élève. Il repose sur un travail conjoint des Ministères de la santé et de l’éducation nationale qui favorise le conseil des équipes enseignantes qui ne peuvent pas être formées à tous les handicaps », explique Jean-Marc Huart.
Un dispositif sur mesure
Ce PAS peut être sollicité par le corps enseignant mais aussi par les parents d’élèves. Au sein du collège Michel de Montaigne, il y a un délai d’un mois entre le signalement d’un élève en besoin éducatif particulier et la mise en place d’une solution adaptée. « Nous avons inventé une fiche de saisine qui a été envoyée à l’ensemble des établissements du premier et second degré et nous sommes sollicités par mail par les directeurs d’école et les enseignants. Nous avons reçu 144 sollicitations dont 13 proviennent des familles. Et suite à cette saisine, une réunion est organisée avec l’enseignant», explique Pauline Jourdain, coordinatrice du PAS au sein de l’Éducation Nationale. « Ce que l’on constate avec la mise en place de ce dispositif, c’est que nous avons une palette de réponses possibles et que la solution de la reconnaissance de handicap arrive désormais à la marge», ajoute Germain Soulard, inspecteur de l’Éducation nationale.
Intervenir en amont
L’intérêt également est d’intervenir en amont, parfois dès la maternelle, pour ne pas que le jeune élève s’enferme dans ces difficultés qui peuvent, par la suite, devenir un handicap. En ce sens, la coordinatrice du PAS peut servir de tiers de confiance pour que les parents soient guidés plus facilement vers la solution la plus adaptée aux besoins de leur enfant mais aussi qu’ils acceptent cet accompagnement.
Au sein du collège Michel de Montaigne, cette notion d’école inclusive se retrouve dans la section SEGPA dans laquelle sont scolarisés des élèves de troisième. Ces derniers peuvent ainsi poursuivre leurs apprentissages tout en préparant leur projet professionnel.