La noix dans tous ses états au Salon de l’agriculture

Michel et Lucette Dubreuil-Lachaud (à gauche), avec leur équipe, sont prêts pour le Salon international de l'agriculture. (Ph. A. Merlingeas)

[Grange-d’Ans] Lucette et Michel Dubreuil-Lachaud participent au Salon de l’agriculture. Ils proposent une diversité de produits à base de noix.

Après plus de 20 ans à pratiquer la vente directe, Lucette et Michel Dubreuil-Lachaud sont désormais rodés au contact avec le public. Le Salon international de l’agriculture (SIA), du 21 février au 1er mars, reste quand même un événement exceptionnel. Outre la logistique fastidieuse de la participation à un salon d’une telle ampleur, il permet de rencontrer un public urbain qui s’ouvre aux produits du terroir, gourmands, biologiques et bons pour la santé. Ça tombe bien puisqu’À la noix patiente, on remplit toutes ces cases. Lucette, Michel et leurs salariés accommodent la noix un peu à toutes les sauces, et dans la bonne humeur, ce qui ne gâche rien !

Pour la troisième année consécutive, les producteurs de noix basés à Grange-d’Ans auront un stand dédié (hall 7.3). Ils vont participer au concours général agricole avec de l’huile de noix. L’an dernier, ils s’étaient distingués avec une médaille d’argent.  » Cette année, nous voudrions encore avoir une médaille « , espère Lucette. Au-delà de la fierté de la récompense, l’accessit constitue un très bon argument de vente.  » Le Salon de l’agriculture, c’est le haut de gamme des produits « , assure Lucette.

Cerneaux de noix sucrés ou salés, caramélisés ou nature, en financiers ou en canelés, sous forme d’huile ou d’houmous, en macaron ou en crème… il est difficile de ne pas trouver son bonheur À la noix patiente, avec une gamme aussi large… à moins de ne pas du tout aimer la noix, une aversion bien étrange pour tout adepte de ce fruit à coque.

Au SIA, Lucette et Michel vont mettre en valeur la noix du Périgord et leur savoir-faire en la matière. Si une attention particulière est portée à l’huile de noix dans le cadre du concours général agricole, l’équipe va proposer des démonstrations de confection de pralines aux noix, réalisées selon la recette originale de la maison.  » Ça sent très bon ! «  assure Lucette qui compte sur ce stratagème olfactif pour attirer la clientèle.  » On les interpelle en leur faisant goûter. Ils sont assez surpris « , raconte la productrice. Le salon permet aussi de rencontrer les influenceurs, d’importants relais de communication de nos jours. À la noix patiente, on est aussi très présent sur les réseaux sociaux (Facebook et Instagram).

 » Ici, il y a toujours eu des noyers ! « , raconte Lucette qui a longtemps travaillé à la Chambre d’agriculture, en parallèle de son activité agricole. Le couple a continué à développer la production en plantant des arbres et en modernisant le matériel pour la récolte, le séchage et le calibrage afin de proposer des noix de qualité. L’an dernier, ils ont investi dans un trieur optique.  » J’ai voulu faire connaître la noix pour qu’elle se vende mieux. Nous avons travaillé pour obtenir une AOC Noix du Périgord au début des années 2000 « , explique l’agricultrice. Le travail de communication mis en œuvre semble avoir porté ses fruits.  » Nous voyons bien sur les marchés que la noix est très prisée « , observe-t-elle.

De nombreux lieux de vente

À la noix patiente, les producteurs ont lancé la vente directe à la même époque que la création de l’AOC.  » Au début, nous avons commencé petit, avec trois ou quatre produits. Nous voulions montrer que l’on pouvait décliner la noix à l’infini. Mis à part les gâteaux aux noix classiques et l’huile de noix, ça n’existait pas trop à l’époque ! « , remarque-t-elle. La transformation permet de mieux valoriser les petites noix.

Aujourd’hui, la majeure partie de la production est commercialisée en vente directe.  » En 2025, nous avons récolté 45 tonnes de noix. Huit tonnes sont parties à la coopérative, le reste à la transformation « , détaille-t-elle. 

Durant ce Salon de l’agriculture où les vaches seront absentes, Lucette souhaite dépasser un contexte agricole morose.  » Il faut toujours aller de l’avant ! « , lance-t-elle. D’ailleurs, elle continue d’élever quelques vaches sur une petite ferme héritée du côté de Savignac-Lédrier. Comme quoi, même si la noix occupe une grande place dans la vie de Lucette et Michel, elle n’a pas l’exclusivité.

Partagez cet article
Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp
Email

Plus d'articles pour "AgricultureRLP"

Publiés récemment

Votre recherche

Connectez-vous

Réinitialiser le mot de passe

Veuillez entrer votre adresse de messagerie ou votre identifiant. Nous vous enverrons un email pour réinitialiser votre mot de passe.

Mot de passe oublié ?