Les 16 et 17 mai, Biron s’habille de parures aux accents japonisants. Avec « Bonsaï et suiseki », plusieurs dizaines de bonsaïs seront présentés sur les terrasses et dans les cours du château.
Quand le XIe siècle médiéval rencontre des millénaires d’art horticole japonais, quand le végétal rencontre la pierre, on obtient le mariage fugace du traditionnel périgourdin avec la culture japonaise. Si le château de Biron est habitué à allier modernité et empreinte séculaire en accueillant, depuis longtemps, des expositions d’art et de peinture contemporains, ses cours et ses terrasses qui ont vu défiler chevaliers en armure et catapultes seront, durant deux jours, le décor de témoins d’un autre type d’art : les bonsaïs.
Avec l’exposition « Bonsaï et suiseki en Périgord », Bruno Faure et l’association Le sens du bonsaï importent un peu d’Asie en terres périgourdines, les 16 et 17 mai. « Nous voulions profiter de ce lieu exceptionnel, qui reçoit beaucoup de monde, pour installer une exposition et expliquer aux gens ce qu’est un bonsaï. Ils ne connaissent finalement que ce qu’ils croisent en jardinerie. Alors que là, il y aura les plus beaux arbres que j’aurai pu rassembler« , déclare le passionné, qui exposera lui-même plusieurs bonsaïs et sera présent pour en parler avec qui voudra le solliciter.
Des visites guidées sont prévues pour découvrir les érables, les ormes de Chine, les azalées, les glycines et, « les arbres autochtones de chez nous« , les aubépines et le pin sylvestre, présents parmi la cinquantaine de bonsaïs venus de toute la France. « Nous expliquerons par exemple ce qu’est le kazari, la manière de présenter son arbre dans un endroit spécifique« , note Bruno Faure.
Plusieurs prix décernés
Les bonsaïkas (adeptes et artisans du bonsaï, ndlr) seront là pour échanger avec le public mais aussi entre passionnés éclairés puisque l’exposition sera aussi agrémentée d’un village de professionnels. « Il y aura des stands et des professionnels qui vendent du matériel pour faire du bonsaï, des pots, de la poterie, ou même des arbres. Une personne qui a créé une application pour gérer sa collection de bonsaïs sera également là pour la présenter.«
Par ailleurs, un jury sera constitué pour noter les arbres exposés. « Ça sera sur 30 points, en fonction du style, de la présentation mais aussi des coups de cœur du jury. Nous laissons l’appréciation assez libre. Le gagnant remportera un prix créé par l’Atelier des fac-similés de Montignac. Cinq autres prix seront décernés« , annonce Bruno Faure.
En parallèle, toujours dans une dynamique japonisante, l’exposition fera la part belle au suiseki. Le suiseki est un art japonais relatif aux pierres de forme particulière. « La pierre peut ressembler à une montagne, à des maisons, à un personnage ou un éléphant. Elle n’est pas transformée. Elle est trouvée brute avec sa forme particulière. Tout est dans cette forme et le socle de présentation« , détaille le bonsaïka. Certaines pierres de l’exposition viendront même des pays de l’Est.
À Biron, c’est à la fois un voyage dans le temps et à l’autre bout de la terre qu’il sera possible de faire.