À la recherche de producteurs

Les produits locaux qui font le plus défaut sont les fruits et légumes. (Ph. L. Lemaire)

[Commercialisation] L’enseigne Intermarché aimerait renforcer sa collaboration avec les agriculteurs locaux et faire connaître sa plateforme liée à la dénomination « Producteurs d’ici ». Témoignage à l’Intermarché de Neuvic.

Avec 1 300 à 1 400 clients qui arpentent les 2 500 m2 de rayonnages, chaque jour, à la recherche notamment de tous leurs produits d’alimentation, mieux vaut toujours assurer ses stocks. Si, en plus, ces stocks peuvent être composés de denrées locales, c’est encore mieux. L’enseigne Intermarché l’a bien compris, qui promeut à grands coups de photos d’agriculteurs, sa démarche « Producteurs d’ici ».

La dénomination n’est pas une marque ni un label mais fonctionne tout comme. Pour le consommateur, cela se traduit par la mise en avant de viandes, fromages, fruits et légumes issus de producteurs locaux. En coulisses, une plateforme dédiée à ces derniers a été lancée en début d’année, à l’occasion du Salon de l’agriculture, « pour faciliter la mise en relation des points de vente et des agriculteurs« , énonce le communiqué de la marque nationale.

Sur le terrain, ça fonctionne depuis bien avant le lancement de cette plateforme. Florent Claudel, producteur de lait de vache et de produits laitiers à Montagnac-la-Crempse, travaille depuis 2018 avec l’Intermarché de Neuvic. Sans attendre l’émergence de la plateforme internet, il était allé démarcher lui-même le distributeur pour écouler une partie de sa production de 16 parfums de yaourts.

Aujourd’hui, il livre tous les mardis matin environ 230 yaourts qui, il le sait, seront globalement tous vendus dans la semaine. « Nous recevons la commande tous les lundis. Il y a des semaines où il faudra ajuster un peu selon les parfums mais sinon, c’est assez répétitif. C’est un rythme et un mode de fonctionnement qui font qu’on n’a jamais trop de pertes« , témoigne-t-il, en précisant toutefois qu’il livre moins au moment des fêtes de fin d’année, car la mise en avant de ses produits est moins importante. « Sinon, nous avons des endroits dédiés, ce qu’on appelle les points chauds comme les allées centrales, où il y a du passage, où nous positionnons les produits « Producteurs d’ici »« , explique Alexis Ricateau, directeur de l’Intermarché de Neuvic.

Se référencer

Lui qui aimerait voir davantage de fruits et légumes issus d’un périmètre rapproché autour de son magasin prône l’utilisation de la plateforme comme média parfait. « Elle est là pour créer les prémices d’une liaison commerciale. Ensuite, c’est la façon la plus simple de faire du commerce : on se met d’accord sur un prix avec le producteur. Sur des produits locaux, très demandés, je peux rogner sur mes marges« , remarque Alexis Ricateau. « C’est un bon équilibre entre l’agriculteur, le consommateur et le revendeur« , confirme Florent Claudel.

Encore faut-il que les producteurs aillent se référencer sur cette plateforme où ils peuvent aussi choisir avec quels points de vente ils souhaitent travailler.

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