Une diversité de métiers

À l'occasion de l'assemblée générale de la section Périgord, Alliance Forêt Bois a présenté les différentes activités présentes au sein du groupe. (Ph. Th. Mercier)

[ Gestions] La coopérative Alliance Forêt Bois a organisé, jeudi 11 juin, son assemblée de la section Périgord à Manzac-sur-Vern. Une réunion marquée par l’annonce du départ à la retraite de Stéphane Viéban, DG du groupe.

« Nous avons beaucoup investi en matériel afin de répondre à la demande de nos adhérents. » Il a fallu une nouvelle fois pousser les murs de la salle des fêtes de Manzac-sur-Vern. La section Périgord de la coopérative Alliance Forêt Bois y tenait son assemblée générale de section. Près de 130 personnes sont venues assister aux travaux animés entre autres par Stéphane Viéban, directeur général, qui en a profité pour annoncer son départ à la retraite dans quelques jours. Il sera remplacé par Benoît Fraud. La coopérative a surtout profité de cette assemblée générale pour proposer un tour d’horizon des principales activités et métiers présents au sein du groupe.

Plusieurs ateliers thématiques ont été mis en place au siège de la section à Villamblard, à commencer par celui de l’étude de sol, première étape pour une reconstitution de sa parcelle forestière. Dans leur travail d’analyse, les techniciens peuvent s’appuyer sur l’application BioClimSol, développée par le Centre national de la propriété forestière. « Ce qui est intéressant c’est que cette appli est géolocalisée, ce qui facilite la collecte des données. Nous avons une vision précise de la topographie et du climat de la station », explique Laurent Pialhoux, responsable service conseil à Alliance Forêt Bois.

Dans un second temps, un carottage du sol est effectué pour extraire de la terre afin d’y rechercher le calcaire actif à l’aide de l’acide chlorhydrique. « Il faut regarder s’il y a une effervescence sur la terre prélevée. Ce qui nous intéresse dans ce test, c’est de savoir s’il y a du calcaire libre dans la terre. Car il y a certaines essences, comme le châtaignier ou le pin maritime, qui ne supportent pas le calcaire actif », ajoute le technicien.

Le choix des essences

Ces analyses servent aussi à déterminer l’horizon du sol à savoir s’il y a de l’argile, du limon ou du sable dans le sol. Ces éléments sont importants car ils servent à déterminer la réserve utile et guident ensuite le technicien dans le choix des essences à proposer aux propriétaires. « L’application nous donne l’évolution de ces essences avec leur adaptation avec une augmentation des températures de 2 à 3 °C. On peut donc être tenté d’utiliser des essences du sud, mais attention car nous avons encore des gels tardifs. C’est donc une aide à la décision pour les essences de régénération ou pour faire une rotation de plus avec celles déjà existantes sur la station », prévient Laurent Pialhoux.

Une réserve pour les propriétaires

Parmi les autres activités d’Alliance Forêt Bois, les adhérents ont pu découvrir la gestion des plans produits par Forélite, la pépinière de la coopérative. « Lorsque l’on reçoit les plants à l’agence, l’objectif est de les stocker au mieux pour qu’ils conservent leur humidité. Nous avons mis en place un système d’arrosage automatisé. Nous pompons l’eau dans notre réserve et, en appoint, nous avons éventuellement l’eau de ville. Et nous récupérons l’eau de pluie via un système de drainage. Ainsi, nous évitons de consommer près de 1 500 m3 d’eau de ville. L’arrosage est piloté à distance et des sondes contrôlent l’humidité des mottes », détaille Thierry Gendreau, directeur de l’agence du Périgord. Par ailleurs des brise-vent vont être installés en bordure de la pépinière pour éviter de dessécher les mottes et l’impact du gel sera lui aussi limité par l’installation de bâches sur les plants.

Un investissement en matériel

Contenu de l’évolution du climat, la coopérative va être contrainte d’importer, dans les prochaines années, des essences méditerranéennes, qui n’ont cependant pas forcément la capacité à résister à notre climat océanique. Des maladies foliaires sont déjà visibles sur le pin laricio notamment. Par conséquent, Alliance Forêt Bois s’est lancé dans un programme d’essais afin de tester la tolérance de ses essences du futur à notre climat. Par ailleurs, la section Périgord a mis en service, depuis le début de l’année, un hangar de stockage de matériel de 550 m2. « La revente de l’électricité fixée à 0,14 € du kw/h a permis de financer l’investissement du bâtiment et de la toiture. Ce hangar nous permet d’être plus efficaces en cas de petites réparations. Nous avons beaucoup investi en matériel depuis la tempête de Ribérac afin de répondre à la demande de nos adhérents. Mais cette stratégie a été payante puisqu’au aujourd’hui près de 90 % de la zone et reconstituée. »

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