Tous au domaine du Bûcher !

Jean-Paul Dubos, secrétaire général de la FDC 24, explique que le domaine du Bûcher devrait accueillir, à terme, le siège de la fédération et l'école de chasse. Il servira aussi pour de l'éducation à l'environnement. (Ph. A. Merlingeas)

[Environnement] La Fédération des chasseurs de Dordogne organise une randonnée au domaine du Bûcher le 30 mai. Une bonne occasion pour montrer la beauté du site et expliquer les projets.

 » Le domaine du Bûcher, c’est mon petit bébé ! « , pouvait clamer fièrement Michel Amblard à l’issue de sa dernière assemblée générale à la tête de la Fédération des chasseurs de Dordogne (FDC 24) en tant que président, le 25 avril. Il faut dire que la fédération a gagné le site de haute lutte face au Grand Périgueux, en 2023, lors de la vente aux enchères. Finalement, elle l’a achetée pour 1,105 M€. La Safer avait préempté avant d’être déboutée en 2024.

Le 30 mai, la FDC 24 accueillera les visiteurs pour une randonnée libre et commentée du domaine ouverte à tous.  » L’an dernier, nous avions organisé un événement similaire pour les chasseurs. Plus de 600 personnes étaient venues « , explique Jean-Paul Dubos, secrétaire général de la FDC 24. Depuis 2024, des études sont menées pour la mise en valeur du site de 190 ha, implanté majoritairement à Château-l’Évêque avec quelques parcelles à Biras et Agonac.  » Ce site est exceptionnel « , avait expliqué Nicolas Magnanou, élu en charge de la communication à la FDC 24, à l’occasion d’une présentation lors de l’assemblée générale.

Au domaine du Bûcher, la Fédération voudrait installer, à terme, son siège, actuellement à Marsac-sur-l’Isle, ainsi que l’école de chasse située à Saint-Astier.  » Le plan local d’urbanisme intercommunal du Grand Périgueux est en train d’être révisé. Nous faisons des relevés avec un bureau d’études pour voir ce qui serait nécessaire en matière de zonage « , explique le secrétaire. Le site va accueillir un sentier de randonnée et un observatoire de la faune sauvage pour sensibiliser à la biodiversité.  » Nous sommes une association agréée au titre de la protection de l’environnement. Nous avons toute notre place dans ce lieu. Ça s’inscrit dans notre philosophie « , insiste Jean-Paul Dubos.

État des lieux

La nature ayant repris ses droits dans cet ancien site de loisirs à l’abandon, la fédération a entrepris de débroussailler et déboiser certains endroits. Elle a procédé à la déclaration des plans d’eau auprès des services de l’État. Le plus grand fait presque 8 ha. Ce travail indispensable, via des travaux en amont et en aval, aboutit à une catégorisation en eau libre ou close. « C’est important pour la gestion de la ressource piscicole« , indique Yann Nikonoff, chargé de mission à la fédération.  » Nous sommes en train de mettre tout à plat avec l’État et les différents partenaires « , résume le secrétaire général. Une étude parcellaire a permis d’identifier d’anciens chemins ruraux. La municipalité de Château-l’Évêque a donné son accord pour en acquérir certains favorisant les actions de prévention et de restauration.  » Nous voulons prendre le temps de bien analyser le site et réaliser un état des lieux précis « , selon Jean-Paul Dubos.

L’état de certains bâtiments est dégradé. Un schéma directeur, un plan d’organisation du site, se met en place. Il permettra de définir l’implantation des différents espaces que la fédération souhaite créer.  » On verra ce qui doit être démoli ou gardé en fonction de nos besoins « , selon le secrétaire.

Trésor de biodiversité

En 2025, des agents de la FDC 24 ont effectué un inventaire complet de la faune et de la flore du domaine. Ils ont recensé 19 habitats naturels, 204 espaces végétales et 188 espèces animales. Ces chiffres font du site un véritable trésor de biodiversité, un écosystème rare et précieux. On y trouve des sonneurs à ventre jaune, des vipères aspics dont les populations diminuent, et même des traces de loutres. Un suivi régulier des populations et une gestion ciblée des habitats seront mis en place. L’hiver dernier, la fédération a procédé à des coupes de bois sur les digues, une obligation réglementaire pour limiter les risques de rupture de barrage. Cette action n’a rien coûté à la FDC 24 puisque le bois a été valorisé en énergie par l’exploitant forestier.

La forêt occupe une place majeure au Bûcher, environ 165 ha. Un plan simple de gestion a été élaboré avec la Chambre d’agriculture. Ce document doit organiser la gestion de la forêt pour une vingtaine d’années. L’objectif est d’obtenir une forêt durable. Il est prévu un programme de coupe raisonnée afin de favoriser la régénération naturelle ainsi que l’équilibre financier des coûts de gestion. L’ensemble des études et opérations menées jusqu’à présent sur le site ont été financées grâce à l’écocontribution.

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