[Sanitaire] Le GDS tenait son assemblée générale, jeudi 19 mars, au pôle interconsulaire de Coulounieix-Chamiers. Il a surtout été question de l’évolution de la stratégie dans la lutte contre les maladies bovines.
Le Groupement de défense sanitaire (GDS) organisait son assemblée générale, jeudi 19 mars, au pôle interconsulaire de Coulounieix-Chamiers. Il est peu de dire que l’année fut compliquée pour la structure, qui a dû faire face conjointement à la FCO, la MHE et la DNC. Cette dernière n’a d’ailleurs pas fini de faire parler d’elle puisqu’avec les échanges internationaux et le printemps précoce, les insectes vecteurs sont toujours présents.
Le président, Rémi Gayout, n’a pas manqué dans son rapport moral d’alerter les participants aux travaux que ces situations, certes exceptionnelles, sont amenées à se répéter et même s’amplifier dans les prochaines années. « À moyen terme, notre vision de la gestion sanitaire doit être sans ambiguïté : sacrifier l’intérêt collectif aux intérêts individuels est toujours un mauvais calcul. La profession doit rester soudée. Aussi, nous devons passer d’une gestion de crise subie à une culture de l’anticipation. Cela signifie accepter d’engager des plans de vaccination préventifs, parfois même avant que la maladie ne circule. »
Rémi Gayout est conscient que ce qu’il demande « est un changement complet de logiciel ». Mais il estime aujourd’hui que la carte verte rencontre ses limites quand le statut d’une zone entière bascule du jour au lendemain.
Améliorer la résistance des troupeaux
Fidèle à sa politique de prévention, le GDS développe un accompagnement des éleveurs sur cinq secteurs clefs de la santé de l’animal, à savoir l’abreuvement, l’alimentation, la complémentation, l’habitat et le bien-être. Cette approche personnalisée des fermes « permet de renforcer la résistance des troupeaux sur l’ensemble du département », indique le GDS. « Désormais, les éleveurs ne peuvent plus se contenter de la ration standard. Il faut prendre en compte tous ces éléments car la moindre carence se paie cash », affirme le président du GDS.
Cette assemblée générale a été l’occasion également de faire le point sur l’état sanitaire du département, en particulier sur la tuberculose. En 2025, 17 foyers ont été découverts, dont trois en abattoir. « C’est une année moyenne en termes de nombre. Nous avons cinq abattages totaux et 12 sélectifs. À noter que pour trois abattages, la situation sanitaire des animaux était fortement dégradée. Ce qui nous amène à penser que les passages de FCO et de MHE ont abaissé l’immunité des animaux et favorisé le développement de la tuberculose », précise Nicolas Corboz, directeur du GDS.
Des opérations de piégeage
Par ailleurs, la structure va prochainement embaucher une personne qui sera dédiée à la gestion des cas de blaireaux positifs à la tuberculose. Du piégeage et des tirs de nuits vont être organisés avec la Fédération départementale des chasseurs de la Dordogne autour de ces cas.
En parallèle, le GDS ira rendre visite aux éleveurs autour de ces zones afin de les conseiller sur la manière de se prémunir de ces cas. « Si on veut éradiquer cette maladie, la prise en compte de l’impact de la faune sauvage est primordiale », estime Rémi Gayout.