[Sylviculture] Le GDF Nord Périgord suit le développement de plusieurs parcelles mélangeant feuillus et résineux. Une visite a eu lieu, vendredi 20 mars, à Saint-Pardoux-la-Rivière.
Au milieu des jeunes pins qui atteignent presque 2,30 m de haut, il faut être attentif pour apercevoir les chênes sessiles, encore entourés de leur tube de protection. Certains commencent à peine à en sortir. » Le chêne met toujours un peu plus de temps à s’installer « , rassure Aurélien Février. Le technicien forestier du Centre national de la propriété forestière et animateur du Groupement de développement forestier (GDF) Nord Périgord, présentait, vendredi 20 mars, les caractéristiques de cette plantation de Saint-Pardoux-la-Rivière, mixant feuillus et résineux.
Une soixantaine d’adhérents ont pris part à cette visite. » Cela fait du monde, se félicite le technicien. C’est la preuve que ce sujet intéresse. » La réunion était consacrée aux plantations mélangées. Sur la parcelle de Daniel Favard, il y avait auparavant des châtaigniers, « arrivés en bout de course ou morts ». Comment la reboiser ? À l’hiver 2020-2021, le propriétaire a opté pour un mélange de chêne sessile et de pin sylvestre, sur les recommandations de l’application Bioclimsol. À partir de modélisations sur le climat et des caractéristiques du sol, elle propose un classement des essences les plus adaptées. La meilleure résistance à la sécheresse du chêne sessile par rapport au pédonculé a entraîné sa sélection pour cette parcelle au sol filtrant.
Dégâts de gibier
« Le pin vient gainer et réduire le coût à la plantation, mais l’objectif à terme, c’est le chêne », précise Aurélien Février. Ils devraient prendre le dessus sur les pins sylvestres, qui partiront en éclaircie au fil du temps.
Cinq ans après la plantation, réalisée par le propriétaire lui-même pour faire baisser les coûts de l’opération, 89 % des chênes sont encore présents et 92 % des pins. La question du traitement du peuplement se pose pour la suite : « doit-on entretenir entre les lignes ou laisser se salir pour éviter les dégâts de gibier ? » Un nettoyage trop important dirigerait les animaux droit sur les plants, mais les chênes ont besoin de garder la tête au soleil pour se développer. Mais sur l’une des placettes d’observation, les pins sont morts sous les ronces, qui les ont concurrencés pour la lumière. « Les entretiens sont très importants au départ », analyse Aurélien Février.
L’expérimentation dans cette parcelle a valu à son propriétaire un Sylvotrophée du Parc naturel régional Périgord-Limousin.