[Bovin viande] Plusieurs éleveurs d’Elvéa Périgord-Agenais se rendront au Sommet de l’élevage. Fabrice Billat, président, explique l’intérêt de ce salon qui mettra la race limousine à l’honneur dans un contexte difficile.
» Cournon a l’avantage d’être un salon à taille humaine. Des éleveurs trouvent le Salon de l’agriculture, à Paris, compliqué. Que ce soit pour les animaux ou le matériel, ils trouvent davantage leur compte à Cournon, avec plus de petites marques. Au départ, c’est un salon pour les professionnels qui se déroule en semaine « , analyse Fabrice Billat, président d’Elvéa Périgord-Agenais. Il ajoute : » Les personnes sur les stands sont facilement abordables. Les discussions sont plutôt concrètes. «
Depuis plusieurs années, Elvéa Périgord-Agenais et les Maisons familiales rurales (MFR) louent des cars pour le Sommet de l’élevage dans le cadre d’un partenariat noué avec le Crédit agricole Charente-Périgord. Une centaine de personnes partira mercredi 7 octobre, des élèves des MFR de Thiviers et Vanxains et plus de 30 éleveurs. Elvéa France aura son stand tenu par les responsables nationaux.
Les éleveurs pourront assister au concours national de la race limousine, le grand show organisé dans le zénith d’Auvergne. 400 animaux sont attendus issus de plus de 150 élevages adhérents au Herd-Book Limousin, parmi ce qui se fait de mieux dans l’Hexagone. » C’est l’occasion de voir de beaux animaux « , confirme Fabrice Billat.
La race limousine sera d’ailleurs mise à l’honneur, côté race à viande, et la jersiaise, en bovin lait. La limousine est la deuxième race allaitante en France avec plus d’un million de mères-vaches réparties dans 30 000 élevages. » Elle a des aptitudes à la reproduction, des qualités maternelles et bouchères même si on a perdu un peu de rusticité avec l’évolution génétique « , résume l’éleveur de Saint-Jory-de-Chalais.
Situation critique
Alors que la sécheresse se prolonge en octobre, selon les prévisions météorologiques, la parenthèse du salon, certes professionnelle, n’est pas malvenue pour les éleveurs dans un contexte très compliqué pour le monde agricole. Le manque d’eau sévit, asséchant les prairies et les cultures. Comme le climat instable de ces dernières années, l’incertitude s’installe dans les exploitations agricoles. » Ça devient plus critique « , observe Fabrice Billat qui s’inquiète du déficit fourrager alors que les stocks sont déjà bien entamés. » Les discussions risquent d’être un peu les mêmes au Sommet de l’élevage « , pense-t-il.
Un nouveau pic du prix du carburant vient s’ajouter à la situation générale. » Dès que l’énergie entre en jeu, ça se répercute dans tout. Ça contribue au malaise général, observe l’éleveur. On ressent cette incertitude auprès des abatteurs. Ils nous font comprendre que l’environnement économique tire la consommation à la baisse. «