Pour ensacher efficacement

Cétec industrie compte aujourd'hui près d'une centaine de collaborateurs. L'agrandissement a permis de réorganiser les flux et zones de stockage et améliorer leurs matériels (cabine de peinture, découpe laser, pont roulant...). (Ph. L. Lemaire)

[Inauguration] Cétec industrie a investi 2,3 M€ dans l’agrandissement de ses bâtiments et l’amélioration de ses outils. Son objectif : répondre à l’enjeu de réduction des emballages en diminuant la taille de ses sacs.

« La disposition des flux était à contre-sens. Nous avons investi pour tout remettre dans le bon sens. » « Mais qu’est-ce que c’est que tout cet espace perdu ?! » ou « Franchement, ils pourraient remplir un peu mieux les sacs ! On se fait arnaquer sur les quantités ! ». Avouez, vous aussi, vous vous êtes déjà fait ce genre de réflexion en ouvrant votre livraison où l’objet que vous aviez commandé n’occupe qu’un tiers du carton ou en entamant le paquet de croquettes de votre chien, qui semble au tiers vide sur le dessus. Eh bien ne croyez pas que personne ne se préoccupe de résoudre ce problème.

À Cétec industrie, c’est tous les jours que l’on réfléchit à trouver une solution à ces deux questions.

« Le règlement PPWR (Packaging and packaging waste regulation, ndlr) est une nouvelle norme européenne pour réglementer les emballages qui nous impacte car il va falloir faire en sorte que les emballages soient désormais à la taille exacte des colis« , explique Régis Labrue, directeur de Cétec industrie, qui ajoute que ses équipes ne cessent de plancher sur de nouveaux brevets : « Nous avons deux machines, dont nous avons déposé les brevets, dédiées à réduire cet « espace de tête », ce vide en haut des sacs, qui persiste notamment sur les sacs d’aliments pour animaux de compagnie« .

Afin de répondre au mieux à ces exigences environnementales, Cétec industrie a toujours misé sur son bureau d’études, à l’origine même de l’entreprise, et sur le développement de ses lignes de production. Jeudi 18 juin, Michel et Jean-Claude Labrue, les deux créateurs de l’entreprise (voir encadré), étaient même présents pour inaugurer le second agrandissement du site depuis qu’il est installé au 8 chemin des Gabares, à Chancelade. « C’est le dernier, assure Régis Labrue. Après, nous n’avons plus de place.« 

Baptisé « Le cube », ce nouveau hall s’étend sur 1 200 m2, portant à 6 500 m2 la taille totale du site. Régis Labrue et ses 97 salariés y construisent donc des machines d’ensachage pour la pet food (aliments pour animaux), à 40 % du chiffre d’affaires, pour les ingrédients alimentaires (40 % du CA) et des produits divers tels que de la litière pour chats.

Mettre la chaîne dans le bon sens

« La disposition de nos locaux était mal faite. La cabine de peinture, par exemple, était à contre-sens de la ligne. Nous avons privilégié les flux et les zones de stockage. Et si on voulait aller dans le bon sens, il fallait investir pour rénover le matériel en même temps qu’on créait un bâtiment plus adapté », raconte le directeur.

Ladite cabine de peinture, en plus, était obsolète, « nous n’avions pas de partie séchage, l’outil était vieillissant« . Sur les 2,3 M€ investis, 1,2 M€ a été dédié au matériel (découpe laser, pont roulant, centre d’usinage…) et 1,1 M€ pour le bâtiment. Des panneaux photovoltaïques sur le toit du Cube et, prochainement, des ombrières sur le parking assurent une faible consommation d’énergie.

« Ce n’est pas un agrandissement pour augmenter l’activité mais pour améliorer notre fonctionnement. » Et diminuer le vide de votre sac de croquettes.

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