Bertrand Ballesta auteur et directeur de la communication de l’IVBD
Comment avez-vous écrit votre premier roman, « Le village des âmes retrouvées », paru en février aux éditions Douro ?
La genèse du livre remonte à mars 2024. Ça fait 30 ans que j’écris pour la presse, je n’étais jamais arrivé jusqu’au bout d’un roman mais j’avais beaucoup d’idées. J’approche de la cinquantaine. Un jour, je me suis levé avec une idée et l’envie d’aller jusqu’au bout. Je me suis immergé dans le village du roman, Saint-Martin-de-Vers, dans le Lot, qui compte 80 habitants. J’ai loué un gîte et j’ai créé l’histoire. Elle est liée à mon passé même si c’est un thriller psychologique rural. J’ai pioché à 80 % dans 50 ans de vie. Le personnage principal, Vincent Mercier, est un brillant avocat d’affaires parisien à bout de souffle. Il voit sa carrière vaciller et son couple se briser. Il choisit de s’exiler dans ce village pour se ressourcer et retrouver un sens à sa vie mais il va croiser la route d’autres personnes et tout ne va pas se dérouler comme il le voudrait. Ce personnage, c’est un peu moi. Ce livre est né d’un questionnement sur ma propre vie et le bonheur. On retrouve un côté psychologique et même philosophique. Nous pouvons être heureux avec de toutes petites choses. C’est le fil conducteur du roman.
Vous évoluez depuis plus de 20 ans dans la communication et le journalisme. Actuellement, vous êtes directeur de la communication à l’Interprofession des vins de Bergerac et Duras (IVBD). Comment cette expérience a nourri votre plume romanesque ?
J’ai écrit dans des revues sur le vin en France et même à l’étranger, à Milan. Actuellement, je suis rédacteur en chef de Périgord Attitude le mag. L’écriture journalistique est très différente de l’écriture romanesque. J’ai été obligé de quasiment réapprendre à écrire. C’est un autre exercice, notamment avec le côté thriller. Quant à mon expérience dans le monde du vin, de la gastronomie et du patrimoine, ce sont des thèmes que j’aborde à différents moments dans le livre. On retrouve mon envie de faire découvrir le vin. J’en cite certains. Il y a aussi des recettes, on parle de bonne nourriture. Je décris les paysages. Je voulais mettre en avant le terroir ; le village est même décrit comme un personnage. Ce livre parle aussi du retour aux racines et de ce qu’elles nous apportent dans notre construction.