[L’invitée]

Cathy Lourtet - FVBD (Ph. A. Merlingeas)

Cathy Lourtet responsable technique à la Fédération des vins de Bergerac et Duras (FVBD)

Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) est ouvert jusqu’au 6 mars sur la plateforme France AgriMer concernant l’aide à l’arrachage. Que pouvez-vous nous dire sur cet AMI ?

Cet AMI concerne tous les viticulteurs qui souhaitent arracher des vignes. Cela leur permet de prétendre à une prime de 4 000 €/ha. L’arrachage est dit définitif, ce qui signifie qu’il ne donne pas droit à une autorisation de replantation par la suite, et les vignerons bénéficiaires ne pourront pas demander d’autorisation de plantations nouvelles durant les dix années suivantes. Il y a deux possibilités ; soit le viticulteur fait un arrachage total de toute son exploitation, soit un arrachage partiel, avec deux contraintes : les parcelles arrachées doivent avoir plus de 10 ans et le cépage chardonnay n’est pas accepté. Les viticulteurs qui opteront pour le partiel devront par ailleurs s’engager sur une surface précise et réaliser au moins 80 % de cet arrachage.

Les demandeurs doivent être vignerons identifiés, avoir un numéro de Siret valide et actif, avoir au moins une déclaration de récolte sur les trois dernières campagnes (2023, 2024, 2025) et, surtout, être inscrit sur « Vitirestructuration » sur le portail France AgriMer.

Quelle enveloppe est allouée pour cette aide à l’arrachage ?

Il est prévu un budget de 130 M€ (millions d’euros). À raison de 4 000 €/ha, cela représente 32 500 hectares. La priorité est donnée à l’arrachage total. Donc, en cas de dépassement de cette enveloppe, les arracheurs partiels se verront appliquer un taux de réfaction (baisse du montant de l’aide, ndlr) sur les surfaces demandées, avec la possibilité de refuser s’ils jugent la réduction trop importante. Afin d’éviter des demandes « gonflées », il est important de souligner qu’en cas de non-respect des 80 % des surfaces engagées à l’arrachage, le demandeur perdra l’intégralité des primes à l’arrachage.

Enfin, il faut préciser que la validation complète de cette aide est encore soumise à deux petits détails du calendrier. Le dispositif est en effet conditionné à l’adoption de la loi de finances 2026, ainsi qu’au vote du Conseil et du Parlement européens en faveur du « Paquet vin » (autorisant l’arrachage), fin février, début mars.

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