[Industrie] Les entreprises industrielles recrutent en Dordogne et dévoilent leurs atouts. L’UIMM Périgord a réalisé un état des lieux de la filière, le 14 janvier à la Filature de l’Isle, à Périgueux.
Il existe encore des secteurs d’activité dynamiques. En Périgord, l’industrie en fait partie. Le 14 janvier à la Filature de l’Isle à Périgueux, l’UIMM (Union des industries et des métiers de la métallurgie) a pu compter sur la présence de nombreuses entreprises pour la troisième édition du Salon de l’industrie. » Les entreprises industrielles ont un profil technique très spécialisé, à forte valeur ajoutée. Elles sont nombreuses dans le domaine de la carte électronique « , a expliqué Jean-Luc Besnard, président de l’UIMM Périgord. Pourtant, elles éprouvent des difficultés à recruter. Le matin, des collégiens, essentiellement de Périgueux, sont venus découvrir les formations et les entreprises. L’après-midi était consacrée à l’accueil du public et des demandeurs d’emploi.
L’industrie souffre encore trop d’une » image à la Zola « , selon Jean-Luc Besnard. Il faut changer cette vision biaisée de métiers où la pénibilité a régressé. La robotique a pris sa place. Les formations aux métiers de l’industrie se développent au CFAI (centre de formation des apprentis de l’industrie), à Coulounieix-Chamiers, qui a étendu ces locaux.
Des salaires corrects
Pour séduire, l’industrie dévoile quelques atouts comme des salaires, parfois au-dessus des niveaux de la grille nationale en Dordogne, mais aussi l’innovation technologique, le développement durable et la qualité de la vie en Périgord. Dans le cadre des Entreprises s’engagent, Antoine Bastier, président des Chaux de Saint-Astier, participe à des actions de recrutement innovantes. « Du stade vers l’emploi » utilise le sport comme moyen de rencontre entre employeurs et demandeurs d’emploi. Le mentorat consiste, lui, à les accompagner dans leur recherche. » Il s’agit d’aider une personne, de lui faciliter l’accès à un réseau et la conseiller « , explique le dirigeant. Il parle de l’accueil de jeunes en entreprises pour faire découvrir les métiers via des jeux. » Ça donne une autre image, tout en valorisant le personnel. «
Nicolas Djerbi, directeur de Cofidur, entreprise spécialisée dans la conception de circuits électroniques, emploie 150 salariés à Boulazac. » C’est pas Germinal ! assure-t-il. On recrute une dizaine de personnes par an pour accompagner la croissance de notre activité et faire évoluer nos compétences « , explique-t-il. L’entreprise a investi 5 M€ pour moderniser son usine. » Un des objectifs était d’améliorer notre attractivité pour conserver nos collaborateurs et attirer de nouveaux talents. L’environnement et la qualité de vie au travail sont des éléments déterminants pour recruter « , explique le responsable. Il met en avant un large panel de métiers, » des salaires corrects « , un treizième mois, des heures supplémentaires majorées de 25 %, un comité d’entreprise… Cofidur a mis en place un centre de formation interne. » Il faut démystifier l’image de l’industrie « , insiste-t-il.