L’IGP Oie du Périgord est officielle

L'association Foie gras du Périgord se félicite de l'obtention de l'IGP Oie du Périgord pour relancer la filière. (Ph. L. Lemaire)

[Palmipèdes gras] À l’occasion de son assemblée générale, vendredi 24 mai, l’association Foie gras du Périgord s’est réjouie de l’arrivée de l’IGP Oie du Périgord, qui devrait permettre de perpétuer cette filière.

« L’an dernier, la Chine a produit 1 200 tonnes de foie gras d’oie. Donc si nous n’avions pas l’IGP Oie du Périgord, nous verrions nos marchés inondés de foie gras chinois. L’obtention de ce signe officiel de qualité est importante. » Pascal Godard, administrateur de l’association Foie gras du Périgord, qui a suivi ce dossier depuis sa genèse, il y a plusieurs années, s’est ainsi félicité de son dénouement, « avant son départ à la retraite« , comme l’a souligné l’animateur de l’association, Alexandre Léon.

Le foie gras d’oie a donc désormais son indication géographique protégée. Et le dernier mot de l’acronyme prend tout son sens avec cette filière qui surfe sur une ligne de crête assez ténue. « Nous frôlons notre survie depuis plusieurs années. L’équilibre est précaire, qui repose sur un nombre minimum d’oisons à produire« , remarque Alexandre Léon. « S’il n’y a pas d’IGP, d’ici quelques années, il n’y a plus de foie gras d’oie en Périgord« , prédit Pascal Godard. « C’est compliqué car l’oie du Périgord est un marché de niche. Il faut réussir à faire tourner à la fois l’amont et l’aval avec un petit planning qu’il faut tenir« , reconnaît le président de l’association, Jérémy Mercier, qui plaide cependant pour conserver sa petite taille à cette filière : « Il faut que ça reste un marché qualitatif. Il ne faut pas chercher à augmenter les volumes en oubliant la qualité.« 

Tout en baisse

Dans un contexte de consommation tendu où tous les indicateurs sont à la baisse, l’IGP d’une filière même confidentielle est source d’espoir.

« La filière Périgord affiche un nombre de sites d’élevages habilités en baisse de 11 % avec 112 élevages en 2025 contre 128 en 2024, résume Alexandre Léon. Et la baisse est encore plus importante en gavage avec – 20 %. Il y a eu beaucoup d’arrêts et de reconversions. De même que pour l’aval ; et ça va se poursuivre en 2026.« 

Néanmoins, Jérémy Mercier se félicite que les producteurs encore là résistent. « La reconnaissance pour le foie gras du Périgord est quand même là, notamment grâce à l’action de notre association qui rend la filière structurée et audible. » Et ce pour les foies gras de canard comme d’oie.

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