[Économie circulaire] Le SMD3 a remis les clés de son nouveau centre de tri haute technologie à Paprec, gestionnaire du site, mardi 3 mars. L’outil a la capacité de trier 45 000 tonnes de déchets par an.
Après seulement 13 mois de travaux, il est sorti de terre et entré en activité fin janvier. Le nouveau centre de tri nouvelle génération du SMD3 monte progressivement en cadence depuis un mois. Il est ainsi passé de 100 tonnes fin janvier à 500 tonnes actuellement. L’objectif est d’atteindre une pleine capacité de tri de 900 tonnes par semaine, dès la fin du mois.
Un peu en contrebas du siège du syndicat, en haut de la Rampinsolle de Coulounieix-Chamiers, l’outil s’étend sur 6 820 m2. Il comprend quatre alvéoles d’une capacité de 200 tonnes chacune, où peuvent donc être stockées 800 tonnes, l’équivalent d’une semaine de déchets en Dordogne, avant de partir dans le processus de tri. Ce dernier s’est nettement amélioré par rapport à l’ancien centre de tri du SMD3. Il comprend 14 trieurs optiques « pour différencier les matières et les couleurs par infrarouge« .
Damien Palem, directeur des installations techniques et du traitement pour le SMD3, analyse les progrès : « Les étapes de tri par faisceaux lumineux et buses ainsi qu’avec le crible balistique qui permet de séparer les corps plats (cartons, papiers…) et les corps creux (les emballages) ont considérablement amélioré le travail des 16 agents valoristes qui arrivent en fin de chaîne. Désormais, leur travail s’apparente plus à de l’affinage.«
Une étape qui reste néanmoins essentielle pour un inévitable « contrôle qualité ». « Si la technologie améliore les cadences, l’œil et la main de l’homme restent irremplaçables pour la qualité finale.«
700 gestes humains à la minute
Les conditions de travail ont également changé pour la soixantaine de salariés qui ont intégré ce nouveau centre, notamment pour les agents de tri. Ils évoluent désormais dans une cabine à « l’isolation acoustique renforcée« , avec des ouvertures lumineuses sur l’extérieur, sur des postes où l’ergonomie a été repensée avec des assises semi-debout et pivotantes.
Une équipe est actuellement en place, qui devrait être rejointe, à terme, par une seconde, pour atteindre un rythme de 15 tonnes de déchets triés à l’heure. « L’échelle du site est différente, reconnaît Damien Palem. La vitesse du trieur optique équivaut à 700 gestes humains à la minute. Les gens sont amenés à travailler différemment. Tout demande de l’anticipation technique et de l’organisation humaine. Même si le souhait est d’en baisser la quantité, nous sommes passés, sur ce centre, à deux fois plus de déchets à trier que sur l’ancien.«
Comme lors des onze dernières années, c’est l’entreprise Paprec qui sera gestionnaire du centre de tri, pendant au moins cinq ans. Sur les 60 salariés du site, tous de Paprec, une cinquantaine vient de l’autre centre et une dizaine de celui de Marcillac-Saint-Quentin.