[Accompagnement] Arthur Duvin a créé, il y a quelques mois, Mon Petit Labo, une plateforme internet d’aide à la décision destinée aux exploitants qui souhaitent diversifier leur activité. Elle a été conçue avec l’IA.
Accompagner les exploitants agricoles dans leur projet de diversification est l’ambition de Mon Petit Labo, l’outil d’aide à la décision créé par Arthur Duvin. « L’objectif est de regrouper toutes les informations qu’un porteur de projet doit avoir lorsqu’il souhaite se diversifier. Mon Petit labo s’adresse aussi aux techniciens qui accompagnent les agriculteurs dans cette démarche. » Selon lui, un conseiller ou un exploitant agricole passe en moyenne entre trois et six mois pour réunir les informations nécessaires à la mise en place du projet. Mon petit labo promet de réduire ce temps de recherche à 10 minutes grâce à l’IA.
Dans un premier temps, l’agriculteur fait son diagnostic en répondant à un questionnaire sur le site. Après analyse, l’outil lui propose des pistes de diversification. En fonction de l’orientation choisie par l’agriculteur, l’outil va générer des documents techno-économiques : étude de faisabilité, un budget prévisionnel et un plan de trésorerie.
Des données issues du terrain
Arthur Duvin s’est servi des données qu’il avait collectées lorsqu’il était conseiller à la Chambre d’agriculture de la Dordogne pour nourrir son outil. « J’ai créé une base de données que j’alimente en permanence avec mes recherches de terrain. Ces informations sont protégées et ne peuvent pas sortir, et l’IA que j’ai implémentée va se servir de mes données pour apporter une analyse. Si un porteur de projet en Normandie a les mêmes problématiques qu’un éleveur périgourdin, les chiffres vont s’adapter en fonction de sa région », explique Arthur Duvin.
Pour le moment, il n’y a que les plus grosses filières mais l’idée est que l’outil soit nourri par la demande, soit par les agriculteurs soit par leurs conseillers. « L’idée n’est pas de se substituer aux techniciens, mais bien de faire en sorte qu’ils soient plus efficaces dans leur accompagnement. Mon ambition est de toucher tous les prestataires agricoles », explique-t-il.
Par ailleurs, l’outil est proposé sous marque blanche, ce qui signifie qu’une Chambre d’agriculture peut apposer son logo et vendre les documents qui sont générés. « Ce qui est important c’est que les informations présentes sur le site sont vérifiées par mes soins. Je demande même parfois à des conseillers agricoles ou des cabinets comptables de m’apporter le complément d’information dont j’ai besoin. »
Un OAD pour trois profils
L’outil s’adresse donc à trois types d’exploitants : ceux déjà installés qui souhaitent se diversifier. Il est alors possible d’ajouter les bilans comptables. Viennent ensuite les cédants qui souhaitent avoir des informations pour valoriser leur exploitation et les jeunes agriculteurs.