Une diversité de techniques

Plusieurs concessionnaires se sont succédé dans l'après-midi pour présenter leur solution dont Ecorobotix, un pulvérisateur de précision piloté grâce à l'IA. (Ph. Th. Mercier)

[ Machinisme] La Fédération départementale des Cuma de Dordogne a organisé, mardi 22 septembre à Bussière-Badil, une journée de démonstration sur le thème de la régénération de prairies.

Savoir bien régénérer ses prairies. Tel était le thème de la journée technique organisée à Bussière-Badil par la Fédération des Cuma de Dordogne. « L’objectif était de proposer aux agriculteurs des solutions techniques différentes pour que chacun puisse ensuite les adapter à ses parcelles. Nous avons essayé de demander à chaque concessionnaire de présenter un outil différent pour voir s’ils étaient adaptés à un sol très sec. Et malgré un terrain difficile, nous avons pu réaliser les démonstrations comme prévu », explique, ravie, Gwendoline Borloz, animatrice à la FD Cuma.

L’une des premières solutions présentées dans l’après-midi a été proposée par la société Horsch, qui propose une technique en semis direct. « Nous avons, à l’avant du tracteur, une trémie pressurisée qui permet d’améliorer le flux des graines vers l’arrière. C’est une machine qui est équipée d’une coupure demi-semoir. Par ailleurs, sous les bras de relevage, il y a un vérin qui vient reporter la charge sur l’ensemble de la barre de semis. Notre outil peut être utilisé pour recharger des prairies, ou derrière du chaume de maïs, ou encore pour semer directement dans un sol préparé », explique Mathieu Gaillard, technicien chez Horsch.

Autre particularité de cette machine : un disque à l’arrière, avec un angle de 8°, qui ouvre le sillon, ce qui permet à la graine de tomber au bon endroit.

« Ce genre d’outil est rentable jusqu’à 30 €/ha. »

« Nous appliquons une pression sur les éléments de 220 kg, ce qui permet de travailler en sol très sec », ajoute le technicien. « Ce qu’il faut avoir en tête, c’est que ce genre d’outil est rentable jusqu’à 30 €/ha et je ne parle que pour le semis. Au-delà, il faut se poser la question de l’utilité, car il faut ajouter le prix de la traction et de la main-d’œuvre », explique Rodolphe Deffieux, technicien à la FD Cuma.

L’IA au service de l’agriculture

Le temps fort de ces présentations a été la solution présentée par l’entreprise suisse Ecorobotix, qui a développé un pulvérisateur à ultra-haute précision, capable de se déployer sur une largeur de 6,2 mètres à une vitesse de 7,2 km/h. Cette technologie permet d’appliquer un produit de protection des cultures de manière très localisée.

« Pour fonctionner, la machine a recours à l’intelligence artificielle puisqu’elle a besoin d’un algorithme par culture. Pour ce faire, nous faisons l’acquisition d’images et de données sur tous les stades et les types de sols à l’échelle mondiale. Une fois que cet algorithme est fiable à 80 %, il est commercialisé », explique Aurélien Garnier, responsable commercial chez Ecorobotix.

Une précision impressionnante

L’entreprise a référencé une trentaine de cultures dans son catalogue et intervient aussi sur les adventices, comme le rumex notamment.

D’ailleurs, la machine est capable de détecter une mauvaise herbe de moins de 2 mm de hauteur, une culture à partir de deux feuilles et des chardons et des rumex à partir de 2 cm.

« La machine est constituée de trois parties : une partie avant avec une cuve d’eau claire de 600 litres, une cuve de bouillie de 300 litres et enfin la partie pilotage, qui se fait à l’aide d’une tablette. Selon les cultures, le débit de chantier est de 3 ha/h. Par ailleurs, le système de pulvérisation se compose de 156 buses espacées de 4 cm, ce qui permet d’être plus rapide sur les chantiers », précise le commercial.

Partagez cet article
Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp
Email

Plus d'articles pour "AgricultureRLP"

Publiés récemment

Votre recherche

Connectez-vous

Réinitialiser le mot de passe

Veuillez entrer votre adresse de messagerie ou votre identifiant. Nous vous enverrons un email pour réinitialiser votre mot de passe.

Mot de passe oublié ?