Un repreneur pour Inovchâtaigne

Pour Jérôme Bousquet, directeur commercial d'Inovchâtaigne, la reprise offrira de nouveaux débouchés aux producteurs du bassin grand Sud-Ouest. (Ph. L. R.)

[Développement] L’activité de transformation de l’entreprise de Saint-Médard-de-Mussidan (Dordogne) peut se poursuivre grâce à l’arrivée du Comptoir rhodanien, un des gros acteurs du secteur.

À l’aube d’une saison qui débute courant septembre, une révolution se prépare en douceur chez Inovchâtaigne. L’entreprise de transformation de châtaignes de Saint-Médard-de-Mussidan, en Dordogne, est en train de changer de mains.

Le groupe Terres du Sud, présent au capital depuis 2020 a annoncé, l’hiver dernier, sa volonté de se désengager et de trouver un repreneur. Ce sera officiellement chose faite, avec l’arrivée du drômois Comptoir rhodanien et la constitution de la nouvelle société, SN Inovchâtaigne au 1er septembre prochain.

Les six salariés permanents sont conservés. « C’était une des conditions du Comptoir rhodanien pour reprendre, précise Jérôme Bousquet, directeur commercial d’Inovchâtaigne. Ils ont conscience qu’il y a ici un savoir-faire qu’ils ne veulent pas perdre. » Avant de reprendre Inovchâtaigne, Le Comptoir rhodanien avait été son client pour des prestations de pelage et de mise sous vide, il y a quelques années.

La reprise offrira « une réelle complémentarité, tant pour le frais que pour le transformé ». Côté Dordogne, 400 tonnes de produits sous vide sont commercialisées chaque année, à 70 % destinées à l’export. Le Comptoir rhodanien en produit de son côté une centaine de tonnes, essentiellement écoulées sur le marché français.

Nouveaux débouchés

« Avec la transformation, nous valorisons plutôt les petits calibres, expose Jérôme Bousquet. Nous aurons désormais une synergie, nous permettant d’envoyer les gros fruits dans la Drôme pour qu’ils soient vendus en frais, et eux nous enverront leurs petits fruits pour les valoriser sous vide. » De nouveaux débouchés seront ainsi offerts aux producteurs du bassin grand Sud-Ouest qui fournissent Inovchâtaigne.  » Jusqu’à maintenant, il y avait des variétés qu’on ne prenait pas, comme la bouche de Bétizac, qui est un gros calibre, ou les variétés précoces qu’on ne pouvait pas valoriser. » Cela permettra de gagner en compétitivité « et de maximiser la chaîne de valeur, entre amont et aval ».

Les quelque 400 producteurs d’Inovchâtaigne ont été informés par courrier de la reprise, qui ne modifie pas le fonctionnement de l’entreprise. « Aujourd’hui, nous sommes très confiants ; les clients répondent présent et nos producteurs aussi. »

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