[Sanitaire] Le lycée agricole de Coulounieix-Chamiers a dû faire face, mercredi 29 avril, à un cas de grippe aviaire qui a entraîné l’abattage de la totalité du troupeau. Des pertes financières importantes sont à prévoir.
C’est encore la stupéfaction au lycée agricole de Coulounieix-Chamiers. L’établissement a été victime, mercredi 29 avril, d’un cas de grippe aviaire dans son élevage de canards. Une situation inédite pour le lycée « qui mène pourtant une politique sanitaire drastique ». Pour autant, ce cas a entraîné le dépeuplement jeudi 30 avril, de 4 000 canards, soit la totalité de l’élevage.
« Les animaux qui ont été contaminés étaient les plus âgés du cheptel et ils étaient en théorie largement couverts par la couverture vaccinale. Nous respectons évidemment la réglementation et nous vaccinons nous-mêmes les animaux », explique Pascal Buron, directeur de l’établissement. Ce dernier ne comprend pas vraiment comment l’élevage a pu être contaminé malgré toutes les précautions d’usage. « C’est une situation qui est inédite pour nous car le site de La Peyrouse est touché pour la première fois. Je suis en revanche soulagé car l’exploitation du domaine des Chaulnes, à Grignols, est indemne », explique le chef d’établissement.
Pascal Buron n’hésite pas à qualifier la situation de catastrophique car désormais, son établissement va vivre au rythme des désinfections. « Nous allons en subir au moins deux, puis des tests, 21 jours après. Pour nous, c’est la catastrophe car ce processus va mettre à l’arrêt notre activité pendant plus de 30 jours. Il faut espérer qu’il n’y ait plus de cas dans un mois pour que l’on puisse remettre des canards. »
À ce jour, ce dernier était dans l’incapacité de chiffrer les pertes financières pour son établissement. En attendant, il va s’atteler à monter des dossiers d’indemnisation. « Mais il faut rester prudent car les cas récents ont montré que l’influenza aviaire peut rester un long moment dans les élevages et retarder la reprise de l’activité. C’est pour cette raison que nous sommes dans le flou », explique Pascal Buron.
Des mesures de restrictions
Dès la confirmation du cas d’influenza aviaire, la préfecture a mis en place des mesures de restrictions qui sont toujours en vigueur. Des zones réglementées de protection (ZP) et de surveillance (ZS) ont été respectivement instaurées dans un rayon de trois et dix kilomètres autour de l’établissement contaminé. Dans ces périmètres, tous les lieux de détention de volailles et d’oiseaux captifs sont soumis à des prescriptions spécifiques. En particulier, les mouvements de volailles et autres oiseaux captifs sont interdits, sauf dérogations accordées par la Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP). La surveillance est également renforcée par la réalisation d’autocontrôles. La liste des communes concernées par ces périmètres est consultable sur le site internet de la préfecture.