Auteur : Lionel Robin
Publié : vendredi 13 septembre 2019

Notre-dame-de-sanilhac. Pierre Genèbre, responsable de production, et Emma Vivien, en charge de la qualité, ont intégré la section fruits à coque de la coopérative La Périgourdine avec la volonté de lui donner un souffle nouveau.

Sang neuf aux Bitarelles

La sécheresse aura un impact sur les fruits à coque. « Les châtaignes seront en retard parce que, lorsqu’il fait trop sec, l’arbre retient ses fruits à l’intérieur de ses bogues en attendant des conditions plus favorables », constate Pierre Genèbre, le nouveau responsable de production des Bitarelles, la section fruits à coque de la coopérative La Périgourdine. Mais ce retard attendu, qui concerne également les noix, n’empêche évidemment pas toute l’équipe des Bitarelles de préparer cette future récolte.

Après quelques mois de flottement dus à des départs, les Bitarelles retrouvent du dynamisme, avec toujours la volonté d’être au service des adhérents et des apporteurs. Une nouvelle équipe s’est donc constituée autour du noyau dur qui fait vivre la section depuis de nombreuses années, comme Véronique Chabreyrou, en charge de l’administratif, que tous les producteurs connaissent. « C’est une équipe jeune et dynamique », se réjouit Pierre Genèbre, arrivé à La Périgourdine au printemps dernier. Il est épaulé dans sa tâche par Emma Vivien.

Cette dernière travaille à la coopérative depuis un an. Technicienne bio, elle a mis en place la filière bio grandes cultures au sein de la structure. Sa mission aux Bitarelles concerne tout ce qui touche à la qualité. « Pour la commercialisation, les metteurs en marché nous demandent de plus en plus de respecter des labellisations, explique la jeune femme. Certains sont connus comme le bio ou les AOP, mais il y en a d’autres, plus confidentiels, qui nous sont imposés. » Son rôle est d’instruire les dossiers nécessaires auprès des producteurs et d’assurer ensuite leur suivi.

Consolider les marchés

Les Bitarelles comptent une centaine d’adhérents coopérateurs qui livrent 80 % des volumes de châtaignes et de noix. Le reste provient de petits apporteurs. « Nous sommes une petite famille », concède Pierre Genèbre. Le responsable de la production entend par là revendiquer la proximité de toute son équipe avec les producteurs : « Nous tenons vraiment à nous recentrer sur eux ». Du coup, l’objectif des Bitarelles aujourd’hui est de stabiliser les volumes. « Nous souhaitons plus de qualité et plus de traçabilité pour consolider nos marchés, en portant nos efforts sur les prix », conclut Pierre Genèbre.

 


 

PORTRAIT

Pierre Genèbre

 

L’Auvézère est réputée être l’une des plus belles rivières de Dordogne. Est-ce elle qui suscite l’intérêt pour la pêche à la mouche ? En tout cas, Pierre Genèbre, originaire d’Hautefort, aime et pratique cette activité, même s’il confie dans un sourire : « Moi, j’aime bien le plateau des Millevaches ». Mais c’est bien pour revenir en Dordogne que cet ingénieur agronome de formation a saisi l’opportunité professionnelle que constituait le poste de responsable de production à la coopérative La Périgourdine. Marié et père de deux enfants, il a eu l’occasion de sillonner une bonne partie de la France pour exercer son métier. Après Clermont-Ferrand où se trouvait son école, il a travaillé dans le Cher, en Bretagne, notamment. Toujours dans le même secteur agricole, à savoir les grandes cultures et les céréales. Il a même été courtier en orge brassicole. Le voici aujourd’hui tourné vers les fruits à coque. « Pour la commercialisation, ça fonctionne à peu près de la même manière », signale-t-il.


Réussir le Périgord
7, rue du Jardin Public - BP 70165 - 24007 Périgueux cedex