Auteur : Lionel Robin
Publié : vendredi 15 février 2019

Élevage. L’entreprise boulazacoise veut développer une nouvelle production autour du veau fermier limousin qu’elle a présentée aux syndicats FDSEA et JA.

Race pure pour Sobeval

La viande de veau a une belle cote et les récents Bocuse d’or l’ont encore prouvé en mettant ce produit emblématique entre les mains des plus grands cuisiniers d’Europe. À l’heure actuelle, la production de veau pourrait se résumer, grossièrement, entre le veau de boucherie d’un côté et le veau sous la mère de l’autre, dans une version haut de gamme. D’un bout à l’autre, la Sobeval est un acteur majeur de cette production. L’entreprise boulazacoise a constaté qu’il manquait un niveau de production qu’elle entend combler avec un nouveau créneau : le veau fermier élevé sur paille de race pure limousine. « S’il y a une viande de veau qui est reconnue dans le monde entier, c’est bien la limousine », martèle avec conviction Gilles Gauthier, directeur général de Sobeval.

Fort d’un partenariat ancien avec les syndicats FDESA et JA de Dordogne, c’est en présence de leurs représentants que le directeur général de l’entreprise boulazacoise a exposé cette nouvelle production. Il s’agit donc d’un veau fermier de race pure limousine, qui sera élevé 4 à 5 mois, sur paille, dans des bâtiments de 140 places, cette taille étant modulable en fonction de l’existant. 

La production fera l’objet d’un contrat entre l’exploitant et la Sobeval, garantissant un revenu et un volume à l’éleveur. « Nous sommes très fiers d’accompagner un tel projet, très structurant pour le territoire, qui allie l’éleveur et le transformateur, en faisant en sorte que l’éleveur puisse vivre du fruit de son travail », s’est réjoui Gilles Gauthier. 

Recherche de producteurs

Pour l’instant, la production en est à ses premiers balbutiements. Pourtant, les services commerciaux de Sobeval, qui travaillent sur le sujet depuis un certain temps, ont déjà trouvé des débouchés, en France mais aussi à l’export. Gilles Gauthier en est d’ailleurs certain : « La demande sera supérieure à l’offre ».

Cette prédiction explique que la Sobeval cherche des partenaires auprès des syndicats FDSEA et JA. L’entreprise va avoir besoin de producteurs et elle compte sur les syndicats pour en séduire. La zone de production retenue est la Dordogne en premier lieu ainsi que la Corrèze. Des éleveurs déjà installés peuvent se lancer dans cette production, soit en possédant un bâtiment adaptable, soit en en construisant un nouveau. Ce veau fermier limousin peut également être un projet d’installation, soit seul, soit pour rejoindre une exploitation existante.

Dans tous les cas, avec son partenaire bancaire, le Crédit agricole Charente-Périgord, Sobeval assurera un accompagnement, depuis le montage du projet jusqu’à sa réalisation. Par ailleurs, les besoins en paille étant importants, l’entreprise boulazacoise les prendra en charge. « Nous devons faire ce qu’il faut pour maintenir des fermes sur notre territoire avec des produits de qualité et rémunérateurs », conclut Gilles Gauthier. 


  

EN CHIFFRES

  • 140 places par bâtiment, correspondant à ce qui existe en élevage de veaux.

 

 


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