Auteur : Agrafil
Publié : mardi 12 janvier 2021

La flambée des aliments pour le bétail - dans le sillon des céréales et oléoprotéagineux - est « une tendance amenée à s’installer pour encore quelques mois », prévient François Cholat, le président du Snia (fabricants d'alimentation animale), cité dans un communiqué du 7 janvier. Cette hausse « est une réalité que les filières françaises doivent intégrer dans leur stratégie », insiste-t-il. Entre décembre 2020 et décembre 2019, l'indice IPAA (prix de 16 matières premières matières utilisées par les fabricants) a gonflé de 19,7%. En cause, de mauvaises récoltes de colza et de maïs en UE et «dans les principaux producteurs», ainsi que la sécheresse en Amérique du Sud. A quoi s'ajoutent « l'augmentation spectaculaire de la demande [chinoise] en soja » et des restrictions d’exportations (Argentine, Russie), précise M. Cholat. Les fabricants « travaillent d’arrache-pied (…) afin de limiter au maximum le surcoût pour l’élevage français », affirme le Snia, citant la « diversification des flux d’approvisionnements », la « révision des formules » et l'« optimisation des coûts logistiques ». Mais, d'après François Cholat, « l’exercice a ses limites », avec des hausses de 17,9 % en un an pour l'aliment poulet (indice Itavi), et de 5,4 % pour le porc (Ifip).

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