Auteur : Alexandre Merlingeas
Publié : jeudi 4 novembre 2021

Commerce. La Confédération des buralistes a présenté le plan de transformation et les fonds alloués par l’État pour réinventer leur profession. Elle évolue et diversifie son offre de services.

 

Les buralistes préparent l’avenir

 

Le métier de buraliste change. Le 27 octobre, Philippe Coy, président de la Confédération nationale des buralistes, était en Dordogne pour présenter le fonds de transformation et la stratégie du réseau pour répondre à la notion de commerce d’utilité locale. « Nous sommes un lien social indispensable dans l’aménagement et la cohésion du territoire, en ruralité comme en zone urbaine », a rappelé le président national. La Dordogne compte 269 buralistes, 220 d’entre eux adhèrent à l’organisation professionnelle.

Le matin, Philippe Coy, accompagné d’une petite délégation dont Laury Massèdre, présidente de la confédération en Dordogne, et Stéphan Picaglia, secrétaire, s’est rendu au Brabant, à Bassillac et Auberoche. La gérante de l’établissement, Sandra Bochaton, a été une des premières dans le département à suivre la démarche en 2019. Durant la journée, le groupe a visité cinq autres établissements dans Périgueux et son agglomération. Le soir, une convention a été signée avec l’Union des maires afin de renforcer le partenariat avec les élus, faciliter la transmission et le regroupement des commerces. « Il faut un vrai travail collectif », a insisté le président de la confédération. Une réunion a eu lieu à la CCI
Dordogne sur l’évolution du métier. 

 

Écouter les consommateurs

 

Pour soutenir la transformation de ces commerces, l’État a créé un fonds doté de 100 millions d’euros sur cinq ans. La confédération a mis en place une plateforme d’accompagnement pour conseiller et informer les buralistes à chaque étape de leur parcours. Elle est accessible par téléphone et en ligne, sur le site www.transformation-buralistes.fr. 

Le fonds fonctionne jusqu’au 31 décembre 2022. Pour bénéficier des aides, le buraliste doit obligatoirement réaliser un audit de son point de vente et de sa zone de chalandise. Les CCI le plus souvent les réalisent. Chaque projet répondant aux critères peut percevoir une aide d’un montant de 30 % des dépenses engagées plafonnées à 33 000 euros. « Je veux que le réseau des buralistes devienne le drugstore du quotidien des Français dans un lieu où l’on peut trouver du tabac, faire une photocopie, prendre un café, acheter un jeu, de la presse ou payer ses impôts », a déclaré Philippe Coy. 4 700 buralistes hexagonaux sont déjà entrés dans la démarche. En Dordogne, 36 buralistes ont ouvert un dossier sur la plateforme. Paiement de proximité (amendes, factures de crèche, cantine ou hôpital…), retrait d’argent cash back, point Nickel (compte bancaire, 6 200 points en France), relais poste, diversification de l’offre de vente (vapotage, produits locaux…), la diversification devient une nécessité pour les buralistes. « Il faut écouter les consommateurs. Le vapotage représente trois millions de consommateurs, des anciens fumeurs. Il s’agit de la continuité de notre offre de service sur la nicotine. C’est un produit à marge », selon le président national.

En France, 12 000 buralistes font le paiement de proximité sur 24 000 au total. « C’est plus de 110 000 transactions par mois réalisées dans notre réseau. La moyenne des encaissements s’élève à 72 euros. Nous sommes dans un service au public et la captation de nouveaux flux », a indiqué Philippe Coy, rappelant que la vente de tabac a baissé de 50 % en plus de 20 ans. En Dordogne, on recense 83 points Nickel, neuf relais Poste et 118 paiements de proximité. 


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