Auteur : La Rédaction
Publié : jeudi 23 juin 2022

Catastrophe naturelle. De violents orages se sont abattus sur le secteur de Ribérac, La Roche-Chalais ou encore Vanxains. L’épisode a occasionné de nombreux dégâts matériels et les cultures sont ravagées.

 

Le Ribéracois touché de plein fouet

 

Une vision apocalyptique. Voilà comment on pouvait décrire la situation au lendemain de l’épisode de grêle qui a touché le Ribéracois dans la nuit de lundi à mardi. Au petit matin, les habitants n’ont pu que constater les dégâts. À Ribérac, des grêlons gros comme des balles de golf ont fortement touché les véhicules garés dehors, allant jusqu’à pulvériser les pare-brise. Tôt le matin, la chaussée du centre-ville était recouverte de feuilles d’arbres la rendant glissante. Les pompiers ont rapidement dû intervenir dans la matinée pour bâcher le toit de l’hôpital, compliquant encore la circulation en direction du centre-ville. À 10 h, il restait rue Lakanal, encore près de 20 cm de grêle sur le trottoir. Preuve de l’intensité de l’épisode dans la ville, un riverain de la rue Couleau a mesuré près de 50 ml tombés en à peine 30 minutes.

 

De la boue dans toute la ville

 

À quelques kilomètres de là, à Vanxains, la boue s’est ajoutée au vent et à la grêle. À la mi-journée, la maire, Joëlle Saintmartin tentait de garder le sourire malgré la situation catastrophique : « Toutes les maisons sont impactées et personne n’a pu passer entre les mailles du filet. Fort heureusement, il n’y a aucun blessé à déplorer, mais il n’y a plus d’eau ni d’électricité. Pour nous en sortir, nous avons besoin de bâches mais aussi de main-d’œuvre compétente pour couvrir les toits. » Les habitants se sont rassemblés en début d’après-midi devant la mairie, pour recevoir un sandwich et des bouteilles d’eau. Une cellule psychologique a également été mise en place.

Dans la zone touchée, les agriculteurs ont souffert, comme Philippe Poncet à Grand-Brassac. Si ses bâtiments ont été relativement épargnés, les cultures sont largement détruites. « Tout le colza est par terre. Le maïs et le tournesol sont hachés. Quant au blé, on a quelques grains au sol avec des épis cassés », déplorait-il, mardi matin. « Pour moi, 80 % des cultures sont dévastées. » Les dégâts touchent aussi ses noyers : « Une bonne partie des brous est tombée par terre. Ceux qui sont restés sur l’arbre sont complètement abîmés. »

 

L’agriculture sinistrée

 

Chez Patrick Dubesset, éleveur de veaux sous la mère à Ribérac, tous les bâtiments sont percés. L’eau rentrait dans la salle de tétée et la stabulation. Des plaques d’isolation sont tombées dans les boxes des veaux. Mardi, l’agriculteur s’activait pour réparer les fuites. « Les tournesols dans la vallée sont foutus. Le maïs, plus éloigné, est touché mais dans des proportions peut-être moindres. » 

Mercredi matin, Oliver Cowez, directeur de la Scar (Société coopérative agricole du Ribéracois), déplorait, dans le centre de Ribérac, quelques dégâts au dépôt central et magasin Gamm vert avec une perte de marchandises. Les silos de Ribérac, Festalemps et Grand-Brassac ont été touchés. Une partie du grain stocké a pris l’eau. « Sur ces secteurs, nos adhérents ont perdu environ 90 % de leurs cultures », selon le directeur. 

 

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