Créé : jeudi 24 décembre 2020

Saint-médard-de-Mussidan. L’entreprise conçoit et fabrique des fauteuils pour les salles de spectacles et collabore avec la SNCF pour la rénovation des sièges des rames de trains.

 

Belle dynamique à Mussidan sièges

 

Quel point commun y a-t-il entre le théâtre de l’Odyssée et une rame de Transilien ? A priori, pas grand-chose. Pourtant, leurs sièges sont passés par la même entreprise de Dordogne pour être rénovés. 

Mussidan sièges, entreprise cinquantenaire reprise par le groupe FLCI depuis six ans, emploie aujourd’hui 40 personnes sur son site de Saint-Médard-de-Mussidan, sept à son siège de Périgueux et sept sur un autre site en Normandie. Le préfet de la Dordogne,
Frédéric Perissat, a visité le site mussidanais la semaine dernière et rencontré son dirigeant pour établir les possibilités de soutien dans le cadre du plan France Relance. 

« En 2019, la part du ferroviaire et celle du spectacle étaient à peu près équilibrées à 45 % chacune, avec 10 % d’activités “exotiques“, comme l’aménagement de véhicules de loisirs », note Francis Bénard, directeur général de FLCI. Cette année, le ferroviaire a pris le dessus, avec 60 % de l’activité de l’entreprise et 35 % pour le spectacle. 

En plein milieu d’un marché de cinq ans passé avec la SNCF pour la rénovation des sièges du Transilien, le dirigeant affiche sa confiance pour la partie ferroviaire de son activité, en pleine expansion. « La SNCF dispose d’un important programme de rénovation. Nous nous attendons à une dynamique soutenue pour les années à venir », a expliqué Francis Bénard au préfet. Le secteur ferroviaire offre une visibilité de trois à cinq ans à l’entreprise. 

Au départ, Mussidan sièges était fournisseur de housses pour la SNCF, avant de progresser petit à petit pour intégrer son panel rénovateur et même devenir fournisseur de certaines pièces comme des appuie-tête. « Le marché du ferroviaire est moins disputé que celui des salles de spectacles ou de cinéma ; nous avons pu y trouver notre place par rapport à de gros équipementiers », souligne Francis Bénard. C’est ainsi qu’il a pu se positionner pour collaborer prochainement à la rénovation des trains régionaux pour la Bretagne, le Val-de-Loire et le Centre-Loire.

 

Unité dédiée

 

À l’inverse des sièges d’une salle de spectacle, les assises d’un train sont davantage soumises au vandalisme et nécessitent donc un entretien plus régulier, d’autant que les designs peuvent être amenés à changer. Des normes de sécurité particulières doivent être respectées, notamment l’emploi de matériaux et colles résistants au feu et fumées. À Mussidan, une unité autonome de production est entièrement dédiée au projet de rénovation du Transilien. Dix personnes ont été recrutées pour la faire fonctionner.

Cette année, l’activité s’est arrêtée lors du premier confinement, durant six semaines, puis le marché est reparti jusqu’en septembre, avant de se heurter à la deuxième vague. « Les appels d’offres sont moins nombreux, certains projets sont suspendus ou reportés », constate Francis Bénard. Malgré tout, l’entreprise est dans une dynamique de croissance, avec un projet de déménagement pour moderniser les équipements et agrandir le site. 

Pour le préfet, attentif au tissu industriel local, cette rencontre permet de « renvoyer les chefs d’entreprise vers les interlocuteurs privilégiés pour trouver les aides adaptées à leur type de projets ». Il peut s’agir d’appels à projets du plan France relance mais aussi de subventions à l’achat d’équipements ou d’aides à la formation de salariés pour leur montée en compétences. 


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