Auteur : Estelle Malaurie
Publié : jeudi 18 juin 2020

 

En Haute-Corrèze, la ville de Meymac et ses pittoresques ruelles se découvrent à l’entrée du plateau de Millevaches. Partons à la découverte de son riche patrimoine bâti.

 

Meymac, “près-Bordeaux”

 

Parmi les plus beaux détours de France, Meymac, à la porte du plateau de Millevaches. L’accès au centre ancien est aisé, plusieurs parkings se trouvent à proximité. On peut déambuler dans les rues au gré de son inspiration ; mais pour ne rien rater, mieux vaut se renseigner au bureau d’information touristique, qui propose plusieurs circuits. La balade peut aussi se faire en suivant un parcours de géocatching Terra Aventura, via une application smartphone.

Depuis la place de la mairie où se situait le château féodal, on peut admirer les toits de la ville qui s’étend en contrebas. Elle s’est développée entre le château et l’abbaye. Son bâti est marqué par les matériaux utilisés : le granit et l’ardoise. À proximité, la fontaine monumentale qui caractérise Meymac, construite au début du XXe siècle pour rendre hommage aux négociants en vin. Trois cents familles en vivaient à la veille de la première guerre mondiale. Émilie Teillet, guide conférencière du bureau d’information touristique, en relate l’histoire. Au XIXe siècle, beaucoup de jeunes agriculteurs partaient proposer leurs services pour des travaux saisonniers jusqu’à Bordeaux. Jean Gaye-Bordas, colporteur puis vendeur de lampes à pétrole, faisait partie de ceux-là. Comprenant qu’un marché de vente de vin de Bordeaux à destination du Nord et de la Belgique est en demande, il saisit l’opportunité et vendit à domicile ce vin sous l’appellation “Meymac-près-Bordeaux”. Témoin de son succès : le château des Moines Larose, une bâtisse à tourelles aux teintes rosées qu’il fit construire près de l’abbaye. Nombre d’habitants du secteur lui emboîtèrent le pas, et de ce commerce florissant reste un riche patrimoine bâti. 

 

Les traces du Moyen-Âge

 

Dans la grand-rue s’érige la tour d’horloge du XIIIe siècle, ancienne tour de guet et seule porte restante des quatre que la ville possédait au Moyen-Âge. Au pied de ce beffroi, la statue de Saint Léger, patron de la ville et protecteur de l’église. La place de l’église Saint-Léger abrite une vierge noire du XIIe siècle, statue rare en Limousin. Contiguë sur sa droite, l’abbaye Saint-André accueille le centre d’art contemporain dans son aile sud et le musée Marius Vazeilles dans son aile nord. Avant d’y pénétrer, flânons dans le jardinet, conçu dans l’esprit des anciens jardins de monastère. À gauche de l’église, une halle massive, de 1597, accueille les mercredis soir d’été un Marché de producteurs de pays, et l’ancien Hôtel-dieu héberge le pôle culturel Claus del païs et l’espace Jean Gaye-Bordas. 

La pause gourmande peut se faire Chez Françoise : on trouvera des tourtous, galettes de sarrasin typiques de la Corrèze. La Gondole propose pizzas et plat du jour et la Crêperie du Beffroi s’approvisionne auprès des producteurs locaux. Pour goûter, le chef de la pâtisserie La Chaumière confectionne la moelleuse galette corrézienne à base de noix et de crème de marrons ; facilement transportable elle se conserve une semaine… La balade peut se prolonger au Mont Bessou, point culminant des Monédières, vers le viaduc et la douglaseraie des Farges et s’achever au bord du lac de Séchemailles.


Réussir le Périgord
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