Auteur : Suzanne Boireau-Tartarat
Publié : jeudi 18 juin 2020

Citoyenneté. Une concertation publique relative aux distances de sécurité à proximité des zones habitées est ouverte jusqu’au 12 juillet en Dordogne. Objectif : écrire une Charte de bon voisinage avec le monde agricole.

 

Mieux vivre ensemble l’espace rural

 

Jean-Philippe Granger, président de la Chambre d’agriculture, rappelle que la consultation publique ouverte jusqu’au dimanche 12 juillet à 12 h
est la stricte règle. Tandis que les réunions publiques préalables, à l’échelle des communautés de communes, n’étaient nullement une obligation ; certains départements n’ont d’ailleurs pas opté pour cette démarche. « Ce choix a été fait en Dordogne et les échanges ont été majoritairement constructifs. Sur 20 réunions organisées en janvier et février, nous avons eu affaire à seulement quelques
dogmatiques sur 500 participants. Cela nous a permis d’expliquer notre métier. » Et de mesurer le niveau d’information du citoyen lambda, parfois en deçà de ce qu’on imagine, avec une méconnaissance des évolutions techniques mais aussi de la mentalité agricole de ces 15 dernières années. « Le progrès vaut aussi pour nous : beaucoup ne savent pas que nous nous appuyons sur la cartographie GPS. Mais les citoyens sont curieux, ils ont envie de savoir. » La démarche engagée permet de placer sur un socle commun les élus, les agriculteurs, les citoyens pour engager un dialogue propice au contenu de la charte qui régira les relations futures. Le rythme des saisons, les bruits et odeurs du travail agricole, la tranquillité des riverains..., tous les télescopages possibles dans les zones tampons y sont examinés.

 

Échanger c’est gagner 

 

La concertation ouverte le 12 juin constitue la deuxième phase du processus de recueil d’avis, à partir du projet de Charte de bon voisinage visé par le préfet. Il s’agit d’obtenir de nouveaux axes d’amélioration pour finaliser le document soumis à la signature officielle des partenaires concernés. « Cette charte évolue ainsi au fil d’observations pertinentes pour une synthèse débattue et validée en préfecture, avec les syndicats. Difficile de savoir encore ce que contiendra la version définitive mais il importe de faire savoir que le débat est encore ouvert, que tout le monde peut s’exprimer ou au moins prendre connaissance du projet, des droits et devoirs essentiels. Cela passe parfois par le rappel de choses très simples, relatives à la cueillette de champignons ou de fleurs de tournesol, ou encore au moto-cross... Des règles de bon sens qu’il convient pourtant d’écrire lorsqu’elles ne sont plus évidentes. »

Jean-Philippe Granger ajoute que les agriculteurs sont invités à s’exprimer, comme tout citoyen qu’ils sont aussi...


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