Auteur : Laetitia Lemaire
Publié : jeudi 11 juin 2020

 

Sanitaire. Peu à peu, c’est le retour à la normale au Centre hospitalier de Périgueux, concernant les activités “classiques” avec, en parallèle, le laboratoire qui monte en puissance sur les dépistages au coronavirus.

 

L’hôpital paré pour les dépistages

 

Si le déconfinement signifie pour la majorité de la population une sortie du télétravail ou un retour en terrasse de restaurant, à l’hôpital, où les personnels de santé ont continué de sortir de chez eux, chaque jour, pour aller travailler, cela signifie un presque retour à la normale. « Nous amorçons la reprise d’activité post-déconfinement, constate Thierry Lefebvre, directeur du Centre hospitalier de Périgueux. L’hôpital redémarre son activité générale avec un retour progressif aux soins hors Covid. » En témoignent les chiffres de fréquentation journalière aux urgences : environ 100 passages chez les adultes et 20 à 30 entrées en urgence pédiatrique.

Côté chirurgies programmées, consultations, soins externes et hôpital de jour, « le rythme quotidien est ralenti en raison du respect des gestes barrière, et il y a encore beaucoup de personnels qui évoluent dans des secteurs qui ne sont pas les leurs, mais nous en sommes à 60 % de l’activité d’avant Covid-19 », souligne encore le directeur du CH Périgueux, qui ajoute : « Nous gardons cette capacité au cas où il y aurait une nouvelle vague, tout en essayant de reprendre une activité “normale“. »

 

Au coup par coup ou en série

 

En parallèle, un pôle s’est particulièrement développé ces dernières semaines : le laboratoire. En cause : les dépistages PCR permettant de confirmer ou infirmer les suspicions de Covid-19 chez les personnes affichant un ou plusieurs symptômes.

Si le laboratoire de l’hôpital a très vite travaillé en étroite collaboration avec les laboratoires privés tels que Novabio ou le Laboratoire départemental, il a aussi voulu rapidement gagner en autonomie. C’est pourquoi il est désormais doté d’un automate permettant la PCR en série. Acquis pendant la crise, il élargit ainsi la capacité du laboratoire de l’hôpital à effectuer ses dépistages. « Avant, si nous avions dû procéder à des prélèvements massifs, comme par exemple un dépistage sur plusieurs cas contact, nous aurions fait appel au Laboratoire départemental. Aujourd’hui, sur la PCR, nous pouvons le faire au coup par coup ou en série », se félicite le docteur Agnès Paulze, biologiste et responsable du laboratoire.

Ces deux techniques complémentaires ne se font pas au même rythme. La première donne un résultat rapide (en une heure) mais les techniciens ne peuvent en effectuer que huit simultanément. La seconde, en revanche, a une capacité d’extraction de 12 par heure (96 en une journée) et livre un résultat en trois heures. « La PCR rapide fonctionne surtout pour les dépistages qui permettent de bien orienter les patients et faciliter les flux. Alors que le dépistage en série concernera davantage les cas “routiniers“ pour des gens qui peuvent attendre les résultats chez eux », précise le docteur Agnès Paulze.

Et si, un jour, l’activité concernant le coronavirus devait diminuer ou disparaître, les automates pourraient servir à détecter d’autre virus.

 


 EN CHIFFRES 

• 60 % de l’activité hospitalière d’avant la crise de la Covid-19


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