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Créé : vendredi 15 octobre 2010

 

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MSA. À Villeneuve-sur-Lot jeudi 7 octobre, la Mutualité sociale agricole Dordogne Lot-et-Garonne a tenu sa première assemblée générale depuis qu’elle a réuni les 185 556 adhérents des deux caisses départementales. Une assemblée mouvementée.
Premier bilan de la caisse unique

Les assemblées générales de la Mutualité sociale agricole (MSA) ont toujours constitué un temps fort pour les délégués titulaires. Mais celle qui s’est tenue à Villeneuve-sur-Lot, jeudi 7 octobre, tranchait avec les précédentes.
D’abord parce que depuis la fusion en avril dernier des caisses de Dordogne et du Lot-et-Garonne, pas moins de 784 élus sont concernés, de façon à répondre aux 185 556 ressortissants de la caisse unique sur les deux départements, soit un quart de leur population totale.
Ensuite, parce que la présidente Claudine Faure a laissé les revendications diverses et variées s’exprimer dans la salle plutôt qu’à l’extérieur.

Revendications
Des représentants des salariés du Lot-et-Garonne, ceux des syndicats CFE-CGC, CFDT, FO et CGT sont montés à la tribune pour prendre la parole, juste après les discours du maire de Villeneuve et du sous-préfet du Lot-et-Garonne.
Parmi des revendications d’ordre général sur les retraites, la désertification médicale en milieu rural et le maintien du service aux adhérents, certains dénoncent un traitement inéquitable, défavorable aux agents du Lot-et-Garonne. Pierre Dagras, vice-président, prend la parole au nom du personnel de la caisse lot-et-garonnaise. Sont dénoncés la perte de douze postes, le non-remplacement des CDD, des surcharges de travail...
Le sentiment d’un traitement différent dans les deux départements reviendra sur le devant de la scène lors des questions dans la salle. La déléguée cantonale d’Astaffort (47) demande au directeur général Alain Cournil : « Pourquoi douze postes supprimés sur Agen tandis que seulement deux auraient dû l’être ? »
Le directeur ne cache pas que la mutualisation des caisses va de pair avec des économies de moyens, chiffrés sur l’ensemble du territoire national. « Ce n’est pas de gaieté de cœur mais il faut se mettre dans les critères imposés », dit-il. S’il admet qu’il y a des mouvements en cours, essentiellement des départs à la retraite non remplacés, il réfute la critique d’un traitement inéquitable. Mais, dit-il, « nous devons répartir les objectifs et les compétences sur les deux territoires. »

Une année de transition
Lors de son discours moral, Claudine Faure rappelle que la MSA Dordogne Lot-et-Garonne en est encore à ses débuts. « Il y a quelques mois, comme sûrement la plupart de mes collègues élus, j’avoue que je craignais un peu l’avenir. » Elle assure qu’il n’y a plus lieu de trop s’attarder sur les difficultés et les antagonismes des deux caisses puisqu’« un grand chemin a été parcouru. En y mettant de la bonne volonté, en étant respectueux de chacun, des différences de points de vue et de pratiques et avec le désir de construire, on devrait pouvoir avancer. »
Et avancer pour les élus de la MSA, c’est aussi relever les défis des effectifs, alors même que les départs à la retraite sont bien supérieurs au nombre d’actifs, que l’écart entre cotisations (155 millions d’euros) et prestations (689 millions d’euros) se creuse, que de nouveaux besoins en termes d’accompagnement
apparaissent, que le nombre de bénéficiaires du RSA est en plein essor. Alain Cournil résume la situation : « pour 1 euros de cotisations, 4,45 euros de prestations. »
Une situation qui ne doit pas freiner les projets de création de micro-crèches, de maisons de santé rurale, d’actions de prévention auprès des seniors, de sensibilisation aux risques auprès des jeunes en formation et des saisonniers... Le but étant de faire plus là où c’est nécessaire. Les deux départements voisins, une fois de plus, ne s’estiment pas à égalité. Le directeur note une « tendance à l’harmonisation » pour arriver à des prestations sur l’ensemble du territoire couvert par la caisse et une parfaite équité de traitement.
Nelly Fray

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