Auteur : Lionel Robin
Publié : vendredi 16 décembre 2016

Syndicalisme. Dans le cadre d’un nouveau découpage, le syndicat majoritaire de Dordogne organise des assemblées générales cantonales. Mardi l’une d’elles a eu lieu à Vergt, l’occasion pour les responsables et les agriculteurs de discuter.

La FDSEA à l’écoute des agriculteurs

« Les gens en ont marre ! Il faut imposer la légitime défense de nos cultures ! » La réunion était plutôt calme et se déroulait sereinement quand le ton est monté dès qu’il a été question d’évoquer les dégâts de gibier. Même si les responsables de la FDSEA n’ont pas été mis en cause, un ras-le-bol vindicatif s’est exprimé lors la première assemblée générale cantonale élective du canton du Périgord central, mardi 13 décembre à Vergt.
Si le but est d’élire les membres de l’échelon cantonal (voir encadré), cette réunion obéissait également à la volonté des responsables de la FDSEA départementale de nouer le dialogue avec les agriculteurs locaux, tout autant pour écouter leurs difficultés que pour leur faire part des actions menées par le syndicat.
La chasse donc a suscité de nombreux commentaires. Même si c’est Fabien Joffre, président de la FDSEA, qui a lancé le sujet, les agriculteurs présents ont manifesté leur mécontentement. L’un des agriculteurs présents a expliqué avoir signé la pétition lancé par des éleveurs du nord du département contre les dégâts de gibier (voir Réussir le Périgord du 28 octobre). Lui et d’autres réclament le classement du sanglier en nuisible. Certains s’en prennent aux chasseurs de grands gibiers, « seigneurs et maîtres », d’autres à la Fédération de chasseurs regrettant qu’il y ait « de moins en moins d’agriculteurs chasseurs ». Fabien Joffre, pour la FDSEA, et Jean-Philippe Granger, président de la Chambre d’agriculture, écoutent les doléances, reconnaissant que la situation n’est pas simple.

Les zones défavorisées

Cette réunion a été l’occasion également de faire le point sur divers sujets d’actualité. Parmi eux, la FDSEA, tout comme la Chambre d’agriculture, se bat pour replacer tout le département de la Dordogne en zone défavorisée.
Sandrine Gaillard, pour le syndicat, a rappelé que la Commission européenne a imposé de nouveaux critères aux États pour pouvoir prétendre à ce zonage. Outre les critères environnementaux, il y a aujourd’hui des critères économiques. Ce sont ces derniers qui défavorisent le département, notamment en prenant en compte le hors-sol ou la viticulture. Lors de l’inauguration officielle de Lascaux 4, les responsables de l’agriculture périgourdine ont pu rencontrer le président François Hollande à ce sujet. « On sent qu’on a toutes nos chances mais on aimerait que la carte soit validée pour être sûrs », révèle Sandrine Gaillard.
Il a été aussi question de la taxe de défrichement pour laquelle la Dordogne va bénéficier d’une dérogation pour certaines cultures comme la fraisiculture en IGP, les prairies exploitées au minimum cinq ans, ou encore les parcours arborés pour les volailles.



ÉCHELON CANTONAL

 

La FDSEA a décidé de créer un nouvel échelon syndical qui reprend les nouveaux cantons administratifs. Avec ces syndicats cantonaux, la FDSEA entend assurer sa représentativité auprès des mairies et des communautés de communes dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale), afin que les agriculteurs participent aux décisions prises à l’échelle de ces collectivités. Sandrine Gaillard a été élue présidente pour le Périgord central.

 


Réussir le Périgord
7, rue du Jardin Public - BP 70165 - 24007 Périgueux cedex