Auteur : Laetitia Lemaire
Publié : mercredi 24 décembre 2014

Économie locale. La Chambre économique, qui regroupe les trois chambres consulaires, a organisé trois tables rondes pour débattre des mesures à prendre pour développer le territoire en partenariat avec les intercommunalités.

« Nous devons jouer collectif »

Trois chambres consulaires, trois exemples, un seul message. Solidaires autour de la question du développement économique local, la CCI 24 (Chambre de commerce et d’industrie), la Cmara (Chambre de métiers et de l’artisanat) et la Chambre d’agriculture, toutes réunies sous la bannière de la Chambre économique, ont unanimement communiqué le message d’un travail collectif, lors d’une table ronde, organisée sur la thématique “Économies et territoires“.
« Nous avons un but commun : développer et maintenir l’activité économique », résume Jean-Philippe Granger, président de la Chambre d’agriculture, suivi par le président de la CCI, Christophe Fauvel, qui souligne : « Il n’est nullement question pour les élus de la Chambre économique de se substituer aux élus politiques. Mais qui connaît mieux que nous, à la CCI, les besoins économiques des chefs d’entreprises. Nous sommes sur le terrain. Et il faut jouer collectif. »
Dans le cadre d’une montée des compétences des intercommunalités, les trois chambres voulaient en effet s’interroger sur les enjeux qu’elles auraient désormais à relever. « L’idée, c’est de voir, avec ce redécoupage qui confère des compétences nouvelles aux élus locaux, comment ensemble nous pouvons travailler, échanger pour faire en sorte que le territoire se développe », ajoute Christophe Fauvel.
Patrick Meynier, président de la Cmara 24, est également allé dans ce sens : « Pour nous, élus consulaires ou territoriaux, il y a un vrai challenge à relever. Les outils sont là, nous devons nous rapprocher davantage pour travailler ensemble. »

Création d’un guichet unique

Dans le domaine agricole, l’exemple du travail mené par les Eyzies-de-Tayac-Sireuil autour de la question du label Grand site de France a été mis en avant. « Nous avions besoin du monde agricole autant que de l’aspect touristique pour mener à bien ce dossier », précise Jean-Roland Lavergne, chef du pôle environnement et territoire de la Chambre d’agriculture. Un guichet unique est né d’une étude qui a concerné les deux secteurs d’activité, afin d’aider le monde agricole dans le montage de ses projets de développement. « Aujourd’hui, le projet “Grand site“ concerne 34 communes et déjà trois projets agricoles sont passés par le guichet unique », résume Caroline Fillaire, animatrice du projet Grand site Vallée Vézère.


La cartographie d’un secteur

« On n’arrête pas de dire qu’il n’y a plus de moyens. Il faut donc que le peu de moyens qui nous reste, nous le mettions en convergence pour le territoire », insiste Jérôme Bétaille, maire d’Eymet et président de la Communauté de communes Portes Sud Dordogne, qui est venu témoigner de sa propre expérience en partenariat avec la Chambre économique. « En 2008, une réflexion a été lancée sur Eymet autour du commerce. Nous avons décidé de mener une étude. Certes, ça coûte, mais ça nous permettait de savoir où nous allions et où nous en étions. Suite à quoi nous connaissions l’état de l’évasion des commerces de notre territoire, et nous avons pu nous interroger sur les moyens de conserver une zone de chalandise. »
La CCI s’est alors lancée dans une étude cartographiée des commerces d’Eymet. Chantal Caro, responsable étude CCI Dordogne, explique : « Nous avons fait un repérage exhaustif sur la commune, étudié les comportements d’achats sur les thèmes des services, équipements maison, équipements personnels, culture-loisirs et alimentaire. » « C’est un parfait exemple de collaboration entre élu politique qui a la décision finale et la chambre économique qui réunit les trois chambres consulaires, s’enthousiasme Christophe Fauvel. Très souvent, nous voyons des EPCI (Établissements publics de coopération intercommunale) qui font appel à des cabinets extérieurs, alors que la Chambre économique peut apporter la même expertise. »


Étudier avant de moderniser

Pour Patrick Meynier, l’important est de remettre l’entreprise au centre du territoire. « Ça amène de l’économie locale donc de l’emploi, des familles, des écoles, des médecins, bref, tout ce qui va faire qu’on va recréer un tissu économique. »
Dans cette logique et dans le cadre d’une opération locale de modernisation, un bilan conseil a été fait par la Chambre économique sur le Pays du Périgord vert et des entreprises qui voulaient investir. Bertrand Denis Palem, coordinateur territorial Cmara 24, conclut : « Cela nous a permis d’identifier les problématiques de ces entreprises et de les accompagner sur ces thèmes précis que sont l’hygiène ou l’accessibilité notamment ». Un bon préambule à une phase de modernisation.


 


LA CHAMBRE ÉCONOMIQUE

Réunissant les trois chambres consulaires, la chambre économique apporte son expertise via des diagnostics territoriaux, commerciaux, environnementaux et fonciers avec des indicateurs économiques ou des cartographies réalisées via Géopic. Sur des projets spécifiques, elle permet d’avoir une vision transversale et globale.
• contact@chambre-economique-dordogne.fr



EN CHIFFRES

  • 29 760 entreprises forment le tissu économique de la Dordogne
  • 1er département français en matière d’agrotourisme

Réussir le Périgord
7, rue du Jardin Public - BP 70165 - 24007 Périgueux cedex