Auteur : Nadine Berbessou
Publié : vendredi 24 avril 2015

Palmipèdes gras. Réunis en assemblée générale, vendredi dernier, au Pôle interconsulaire, les adhérents de l’association Foie gras du Périgord ont fait le point sur leur filière, avec notamment une augmentation constante de la production.

Une meilleure image via l’environnement

L’association Foie gras du Périgord a désormais trois missions affirmées : la certification, la communication et l’environnement. Cette dernière a été réactivée l’an dernier et prend déjà une place importante dans les travaux de l’association.
Une grande partie de l’assemblée générale qui s’est déroulée le 17 avril au pôle interconsulaire a été consacrée aux actions qui vont être menées dans le cadre de cette commission, dont François Héraut, responsable du pôle palmipèdes du lycée agricole, a la charge.
Cette commission souhaite s’inscrire dans la durée. Elle a mené une réflexion collective pour définir les enjeux prioritaires pour la filière. Il va s’agir d’une part de soutenir le développement de la production. Foie gras du Périgord a adhéré à l’association Aparu, Action agriculture Périgord ruralité 24, afin d’aider les éleveurs qui souhaitent s’installer ou construire des bâtiments d’élevage rencontrant des oppositions du voisinage. Il est aussi question de communiquer sur les pratiques innovantes de l’amont de la filière vis-à-vis du grand public et des professionnels.

Actions innovantes

Le plus gros du travail va porter sur la mise en place d’actions innovantes pour faire évoluer les pratiques en élevage, en travaillant sur le volet environnement.
Des arbres et des arbustes vont être plantés sur les parcours, de même que des haies. Ce qui améliorera à la fois les conditions de vie des animaux et l’aspect esthétique des exploitations.
Déjà, 68 producteurs se sont engagés dans la démarche cette année, 60 en 2016 et 50 en 2017. Le coût de cette végétalisation est estimé à 7 000 euros par exploitation.
Outre les effets positifs sur l’image des élevages, ces actions ont l’avantage d’être en phase avec les politiques agricoles du moment, a souligné M. Héraut, qui préconisent et encouragent l’agroforesterie, la biodiversité, l’amélioration des performances zootechniques, des conditions de travail…
Elles pourraient aussi bénéficier d’une reconnaissance institutionnelle. La commission a déposé un dossier auprès de la Direction régionale de l’agriculture et de la forêt d’Aquitaine pour bénéficier du dispositif GIEE, Groupement d’intérêt économique et environnemental, ce qui lui permettrait de mobiliser des aides financières. La décision devrait être rendue le 15 mai.
« C’est un projet ambitieux pour l’amont de la filière, a commenté le président de Foie gras du Périgord Guillaume Espinet, mais l’aval peut tirer parti de ce volet. En s’attaquant à la façon de produire, ce projet peut valoriser et participer à l’amélioration de l’image de la filière, très utile en matière de communication. » Une filière qui se porte plutôt bien selon lui, même si les consommateurs font leurs achats au dernier moment, ce qui reste difficile à gérer.


EN CHIFFRES

  • 128 sites d’élevage certifiés IGP Périgord, 27 en IGP Sud-Ouest
  • 113 sites de gavage certifiés IGP Périgord, 26 en IGP Sud-Ouest

 


Réussir le Périgord
7, rue du Jardin Public - BP 70165 - 24007 Périgueux cedex