Auteur : Laetitia Lemaire
Publié : vendredi 29 avril 2016

Économie. La Chantéracoise, célèbre entreprise artisanale de fabrication de biscottes, s’agrandit. Elle installe un atelier à Saint-Léon-sur-l’Isle où elle produira toute sa gamme bio.

La biscotterie fait des petits

Nichée au creux du Périgord blanc, à Saint-Germain-du-Salembre, la Chantéracoise est depuis toujours une histoire de passion. Du jeune apprenti boulanger qui l’a créée à Sylvain Boucher qui a pris la relève de l’entreprise pour bientôt l’agrandir. Car même si elle est restée artisanale, ladite biscotte est désormais connue bien au-delà des frontières du Périgord. En région parisienne et dans le Sud-Est, beaucoup connaissent le produit qui se diversifie de plus en plus.
Nature, aux figues, aux raisins, à la pomme, des toasts, des croûtons, des petits pains… tout rencontre le succès, autant dans les épiceries fines – points de vente historiques – que dans les magasins de terroir. « Nous suivons les tendances de consommation : au départ, c’était une tendance sélective, pionnière, avec plutôt des “bobos”. Maintenant, elle se généralise à l’ensemble de la population. Donc aujourd’hui, nous avons deux clientèles différentes : une plutôt urbaine et une autre davantage rurale avec ces magasins de terroir qui nous prennent des produits », remarque Sylvain Boucher.
Même progression du côté du bio, qui représente 40 % de la production de la Chantéracoise. Le mois dernier, la fabrique a même lancé une biscotte céréales bio. « La crise a joué : on est passé par des années difficiles mais on voulait quand même se faire plaisir. Ça s’est traduit sur le fait de bien manger, quitte à mettre un peu plus cher sur un produit comme la biscotte du petit-déjeuner. »

Un atelier dédié au bio

Face à cette demande croissante, Sylvain Boucher a décidé de créer un nouvel atelier, à quatre kilomètres de là, à Saint-Léon-sur-l’Isle. « Nous sommes dans une logique de pérenniser l’entreprise. Les clients sont de plus en plus nombreux et la demande de plus en plus forte. Ici, à Saint-Germain, nous avons des difficultés pour répondre à toutes les commandes. Agrandir sur le site aurait été trop coûteux. À Saint-Léon, nous pouvons recréer un atelier avec du terrain autour. »
Le nouveau site permettra de « sectoriser l’activité » ; le site historique sera consacré à la production de biscottes classiques et le site de Saint-Léon à la partie bio. « Cela nous facilitera la traçabilité, la certification et la gestion des flux et des stocks », assure Sylvain Boucher.
De fait, l’entreprise agrandira aussi les locaux de Saint-Germain, en réorganisant l’intérieur. « 80 m² de plus rendront les visites de groupe plus confortables. »
À Saint-Léon, Sylvain Boucher veut ajouter une étape à un circuit gourmand de la vallée de l’Isle. Même concept qu’à Saint-Germain : un atelier de fabrication avec de grandes baies vitrées pour que le visiteur puisse assister à la fabrication de “ses“ biscottes ; une boutique et des bureaux. « L’idée c’est qu’on visite Saint-Germain et qu’ensuite, on aille à Saint-Léon sans se dire que c’est une redite. » Si les autres murs sont déjà montés, il y a tout à faire sur les 1 200 m2 de surface et 8 000 m2 de terrain. Tout pour porter la gamme bio mais aussi les nouveautés comme la biscotte briochée ou celle au caramel, dont tout le monde semble raffoler.
Ouverture des locaux prévue en octobre prochain.


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