Auteur : Suzanne Boireau-Tartarat
Publié : vendredi 7 décembre 2018

Bergerac. Valériane Holyst, esthéticienne, a ouvert en juin 2015 son Boudoir de Valériane, rue Montaigne. Elle a reçu le titre de maître artisane et compte parmi les professionnels valorisés, lundi, par la Chambre de métiers.

Maître artisane à plus d’un titre

Lundi soir, elle était citée parmi les artisans mis à l’honneur lors des trophées annuels de l’excellence artisanale, organisés par la Chambre de métiers. Valériane Holyst, maître artisane esthéticienne, est seule à obtenir dans son domaine, cette année, cette plus haute distinction de l’artisanat. Ils sont 13 à recevoir le titre, tous domaines confondus, en 2018, pour un total de 282 professionnels à ce niveau en Dordogne.

Le lendemain, dans son institut, Valériane se concentre sur la décoration de son Boudoir, et prépare des idées de coffrets et cartes cadeau pour les fêtes de fin d’année. À 30 ans, elle a décroché ce titre au regard de son BTS d’Esthétique et de ses trois ans d’installation. Elle a passé le cap de la création d’entreprise – un rêve qu’elle nourrissait depuis longtemps, pour être plus autonome, en raison d’un souci de santé : une allergie soudaine à un conservateur qui entre dans la majorité des cosmétiques. Le salon qui la salarie alors n’utilise pas de produits bio
et l’allergologue lui suggère de changer de métier. « De plus en plus de professionnels souffrent d’allergies. Des lignes de produits naturels ont été développées. J’ai donc choisi de poursuivre dans ce métier que j’aime en créant mon institut, la seule manière de choisir mes produits, mais aussi d’exprimer ma propre personnalité. » Tout ici est bio ou naturel et fabriqué en France. Valériane a testé beaucoup de marques avant d’arrêter un choix de qualité supérieure pour un coût à peine plus élevé. « Par exemple, la cire que j’utilise pour les épilations ralentit la repousse, ce qui permet d’espacer les séances, donc la cliente s’y retrouve. » La fidélité de sa clientèle est le plus sûr gage de retour sur investissement. Tous les soins qu’elle prodigue sont réalisés pour un maximum de bien-être. Seule à bord, elle se forme régulièrement, jusqu’à cinq stages par an, pour rester à un haut niveau de prestation et ajouter des offres à sa carte. Elle a appris la pose d’ongles fantaisie et se prépare pour les extensions de cils, afin de répondre à la demande de ses clientes. 

De l’intimité du corps à celle de l’âme

À la qualité des prestations s’ajoute la personnalisation du lien et des échanges avec celles (et, plus rarement, ceux) qui franchissent le seuil de son Boudoir. Elle écoute les confidences avec discrétion et bienveillance, sait tendre l’oreille à des préoccupations de tous les âges et tous horizons. Elle se sent bien dans le local qu’elle a trouvé à proximité du centre-ville, d’anciens bureaux qu’elle a fait entièrement réaménager à son goût, avec un étage dédié au calme absolu des séances bien-être. Elle propose des personnalisations en fonction du style de vie ou du stress décrit, avec des effets toniques ou plus relaxants. Sa clientèle masculine, sportive, vient surtout pour des massages de récupération et pour dénouer des tensions musculaires.

Dans l’espace d’accueil, elle va ajouter sa qualification de maître artisane aux diplômes déjà présents. Ses 50 heures d’ouverture hebdomadaire sont souvent difficiles à concilier avec une vie de famille, notamment le temps nécessaire pour un enfant. « Je n’imaginais pas que ce serait aussi prenant. » De la gestion à la communication sur son site internet, elle est seule sur tous les fronts. « Difficile pour le moment d’envisager de me faire remplacer. » Ses moyens ne lui permettent pas encore d’accueillir une apprentie mais parfois des stagiaires, sur une période d’un mois, durée satisfaisante pour l’une et l’autre. Et comme les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés, elle ne prend jamais le temps d’une parenthèse de massage, elle profite juste à fond des exercices de mise en pratique mutuelle avec des consœurs lors de ses formations !

 

 


Réussir le Périgord
7, rue du Jardin Public - BP 70165 - 24007 Périgueux cedex