Auteur : Laetitia Lemaire
Publié : vendredi 24 juin 2016

Élevage et Territoire. À J-4 comme à J-1, et même après la manifestation, les bénévoles s’activent pour faire de cette manifestation un moment festif jusque dans les préparatifs. Rencontre sur le site de Proissans, entre pluie et beau temps.

Les derniers préparatifs mobilisent du monde

On est mardi midi et pour l’instant, seuls les chapiteaux du coin repas sont montés. Il manque toutes les structures pour ériger les stands métalliques et les parcs pour les animaux. Elles auraient dû arriver la veille mais à l’heure qu’il est, elles sont encore en route, entre le Lot et le site de Proissans, qui accueille cette année Élevage et Territoire, ce samedi 25 juin. Pour autant, ni Bertrand Langlois, ni Jérôme Allègre, ni Rodolphe Deffieux, de la FD Cuma, ne semblent inquiets. Il y aura bien d’autres occupations pour la vingtaine de bénévoles qui sont prévus cet après-midi.
Ils fonctionnent comme ça, à la FD Cuma, notamment pour les préparatifs d’Élevage et Territoire. « Il faut que ça se fasse sans stress et sans obligation, insiste Bertrand Langlois. Même aujourd’hui, qui est l’une des premières journées de grand beau, on ne perd pas forcément du monde parce que c’est dynamique. Les Cuma locales s’organisent pour qu’on ait toujours du monde. C’est leur organisation qui fait que tout le monde s’entraide et qu’on peut avancer. » Alors pendant que les uns profitent du soleil pour faucher, les autres viennent mettre la main à la pâte pour monter le site. Chaque jour, c’est entre quinze et vingt bénévoles qui se retrouvent. Ils arrivent généralement pour le déjeuner et repartent le soir, pour travailler sur leur exploitation. Et ce ne sont généralement jamais les mêmes.

Diriger les équipes

C’est pourquoi il faut un minimum de rigueur aux membres de la FD Cuma pour chapeauter ce beau monde. « Maintenant, on a l’habitude. On a besoin de clés, de main-d’œuvre mais surtout que ça soit fait dans le bon ordre, sinon, on est bons pour tout démonter et tout refaire, témoigne Bertrand Langlois. Donc soit on constitue des équipes, soit une partie des bénévoles avance le travail et les plus expérimentés le terminent. » « Ce qui est bien, c’est que les gens arrivent et demandent juste ce qu’il faut faire. Ils ne veulent pas absolument tout faire à leur manière », souligne Jérôme Allègre.
À la FD Cuma de les coacher. « Il ne faut pas être dirigiste mais pas non plus leur laisser carte blanche. Nous leur disons clairement ce qu’il faut faire, sinon ça part dans tous les sens », conclut Bertrand Langlois.
Quoi qu’il en soit, il faut que le jour J, tout soit prêt. Ils y travaillent jusqu’à tard la veille parfois mais tout doit être carré pour accueillir les 2 000 à 3 000 visiteurs qui viennent en moyenne chaque année. Sans oublier le démontage. Car si les 150 bénévoles sont sollicités avant et pendant, il faut aussi compter sur l’après. « Malgré les contraintes, il y a toujours une cinquantaine de personnes qui restent le lundi. On s’arrange pour qu’à midi, tout soit démonté. On déjeune une dernière fois ensemble et c’est terminé. » Jusqu’à l’année suivante...


EN CHIFFRES

  • 100 à 150 bénévoles sont mobilisés pour les préparatifs et l’encadrement d’Élevage et Territoire

Réussir le Périgord
7, rue du Jardin Public - BP 70165 - 24007 Périgueux cedex