Auteur : Nelly Fray
Publié : vendredi 23 septembre 2016

Influenza aviaire. Si les restrictions ont été levées, les éleveurs de volailles et de palmipèdes doivent appliquer des mesures de biosécurité. Ils ont jusqu’au 1er juillet 2018 pour le faire et peuvent se faire aider par la Chambre d’agriculture.

Des visites pour comprendre la biosécurité

Ils se seraient bien passés de ça. Avec l’installation de Benjamin, leur fils, Jean-René et Monique Deschamps avaient déjà pas mal d’investissements à faire et ils vont devoir en plus investir quelque 30 000 euros pour s’équiper en sas (neuf en tout sur une exploitation qui compte des canards, des oies, des poulets et même des autruches) et en doubles clôtures. « Le but, c’est aussi d’avancer. Il faut bien évoluer, surtout quand c’est pour la bonne cause, lutter contre un virus qui peut mettre à mal toute une filière », explique Jean-René Deschamps.
C’est tout l’aménagement de l’exploitation que les éleveurs de l’EARL Ferme de Lasfayas, à Celles, vont devoir reprendre, à commencer par les règles de circulation. La zone de production est désormais fermée au public. Pas facile à concilier avec l’accueil des visiteurs dont cette exploitation de Celles s’est fait une spécialité. « Cette année, on a préféré fermer le site au public. L’an prochain, quand tout sera calé, on reprendra mais pas comme avant », explique Jean-René Deschamps. Finies les démonstrations de gavage, les
visiteurs seront cantonnés dans un espace prévu pour eux. Ils seront équipés de surbottes...
Mais les éleveurs eux-mêmes devront prendre des précautions avant de passer d’un site de production à l’autre. Des sas à l’entrée de chacun de ces sites seront donc installés. Une pailleuse devrait être achetée prochainement pour pulser la paille depuis l’extérieur et ne pas avoir à rentrer avec le tracteur à l’intérieur des bâtiments d’élevage.

Demande de dérogation

Avec l’aide de la Chambre d’agriculture, les éleveurs ont réalisé un plan de circulation des flux et de biosécurité. « Nous proposons des accompagnements individualisés aux éleveurs qui le souhaitent, mais nous voulons aussi informer un maximum d’éleveurs sur les pratiques à mettre en place chez eux et avons organisé six visites de fermes partout en Dordogne », explique Jean-Philippe Granger, président de la Chambre d’agriculture.
Les onze mesures de biosécurité sont connues à ce jour, mais certaines peuvent donner lieu à des interprétations. D’où l’idée de réunir, mercredi 28 septembre, pendant deux heures les éleveurs et l’administration sur des exploitations pour bien préciser les choses.
Des rencontres qui devraient aider les éleveurs à appliquer les règles de biosécurité, mais aussi à monter leur dossier de demande de dérogation. Ils ont jusqu’au 1er juillet 2018 pour être aux normes, mais doivent impérativement déposer une demande de dérogation avant le 30 novembre pour obtenir ce délai de deux ans et être dans les clous. « Un dossier où les travaux qui seront mis en œuvre sur l’exploitation doivent être bien expliqués », insiste Dominique Plassard, technicienne chargée de la biosécurité, référente sur ce dossier à la Chambre d’agriculture.



SIX VISITES DE FERMES LE 28 SEPTEMBRE

La Chambre d’agriculture organise six visites d’exploitation, ouvertes à tous les éleveurs concernés par les mesures de biosécurité pour lutter contre l’influenza aviaire. Respect de la réglementation et dossiers de demandes de dérogation seront au programme de ces journées qui se dérouleront mercredi 28 septembre, à Celles et Tursac (9 h 30), Sainte-Alvère (10 h), Sorges et Carsac-Aillac (14 h 30), Saint-Germain-et-Mons (15 h). Les visites durent en moyenne deux heures. S’inscrire auprès des antennes de la Chambre d’agri-culture ou sur le site internet de la Chambre : http://www.dordogne.
chambagri.fr/elevage-fourrages/formulaire-preinscription.html


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