Publié : vendredi 29 août 2014
Jean Ricateau, directeur des rédactions

L’embargo sur les produits agroalimentaires européens, imposé par le premier ministre russe Dimitri Medvedev, est une mauvaise nouvelle pour les agriculteurs français. Alors même que la saison bat son plein pour les fruits et légumes d’été et que les prix pratiqués par les grandes surfaces laissent peu de marges de manœuvre aux arboriculteurs et aux maraîchers, ce boycott risque de mettre encore plus à mal une profession qui n’en avait pas besoin. On estime à plus de 600 millions d’euros par an la valeur des exportations françaises destinées à la Russie. Elles concernent essentiellement les fruits et légumes, fromages et viandes (les vins et spiritueux n’étant pas touchés). Alors on doit peut-être faire le dos rond et trouver, à court terme, des solutions pour passer ce cap douloureux. Mais qu’en sera-t-il dans un an à la fin de l’embargo ? Car les Russes ne vont pas se priver de viandes, fruits et légumes pendant toute la durée de ce blocus. Ils vont chercher et sûrement trouver de nouveaux fournisseurs pour combler leurs manques. Et dans un an, il sera difficile de déloger ces nouveaux venus pour reprendre notre place. Espérons qu’industriels et agriculteurs trouveront rapidement une parade à cette nouvelle contrainte qui leur est imposée par un contexte international tendu.


Réussir le Périgord
7, rue du Jardin Public - BP 70165 - 24007 Périgueux cedex