Publié : vendredi 29 mai 2015
Jean Ricateau, directeur des rédactions

Depuis quelques jours, l’artiste peintre et photographe américain Richard Prince fait de nouveau parler de lui par l’exposition de “ses œuvres” dans une galerie new-yorkaise. Son travail a consisté à se réapproprier des photos “volées” sur Instagram, à les imprimer en grand format, les exposer et à tenter de les vendre. Imaginez : vous mettez à disposition de vos amis quelques portraits de vous sur la plate-forme de partage qu’est Instagram et vous retrouvez votre photo sur papier glacé, grand format, en vente dans une galerie d’art, qui plus est à l’étranger. Quelqu’un utilise votre image et votre œuvre – la photo – à des fins commerciales uniquement parce qu’il en a eu accès par internet. Est-ce une violation des droits d’auteur, une violation de la vie privée ? Apparemment ni l’un ni l’autre. Dans le premier cas il existe un flou juridique, notamment aux États Unis, sur la notion “d’usage loyal des images”. Et pour la vie privée, du moment que vous la livrez en “pâture” sur  la toile, elle est visiblement beaucoup moins privée ! En fait, tout ça n’est finalement pas très grave à la seule condition, quand même, que les utilisateurs soient clairement avertis des risques qu’ils encourent à utiliser ces services sur internet ou plutôt des droits qu’ils y abandonnent.


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