Publié : vendredi 17 février 2017
Jean Ricateau, directeur des rédactions

8 % de la production nationale, soit plus de 3 millions de canards abattus, pour quel résultat ? La grippe aviaire est toujours présente dans notre région et les autorités sanitaires semblent impuissantes à l’éradiquer. Malgré les mesures mises en place, malgré les abattages dans les exploitations contaminées et ceux effectués à titre préventif, le virus progresse toujours. Dans un premier temps, la Dordogne s’en souvient, on a pointé du doigt les petites unités fermières, leur manque de rigueur sanitaire, on a même imposé à tous les producteurs de nouvelles contraintes exigeantes. Et voilà que maintenant même les couvoirs extrêmement sécurisés sont atteints. Se serait-on trompé de cible ? Même Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, souhaite aujourd’hui que la France revoit son modèle de production de foie gras. On préconiserait de limiter fortement les transports de palmipèdes entre différentes unités de production. En clair, il faudrait faire éclore, grandir et gaver les canards au même endroit. Bref, remettre en question le système de l’intégration à grande échelle. Privilégier une production locale, traçable… Une production de qualité malheureusement déjà bien ébranlée par la première crise sanitaire et par les solutions onéreuses prônées pour y remédier.


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