Publié : jeudi 31 octobre 2019
Jean Ricateau, directeur des rédactions

 

Le 24 octobre est entré en vigueur en France la directive européenne sur les droits voisins. Une directive sûrement très loin de vos préoccupations mais pour nous, la presse, ce devait être une avancée majeure : contraindre les géants d’internet à rémunérer les auteurs de contenus. Pour faire simple, obliger les Google, Facebook et autres agrégateurs de contenus à rémunérer symboliquement, mais systématiquement, les entreprises de presse qui produisent de l’information grâce au travail de leurs journalistes, auteurs ou photographes. Ces mêmes informations que vous retrouvez gratuitement sur internet avec la complicité des puissants moteurs de recherche et qui font la fortune des géants du web par la publicité qu’elles génèrent. Bref, le beurre et l’argent du beurre. Mais, pour nous, l’exploitation de nos contenus sans dédommagement. Seulement, aujourd’hui, Google ne l’entend pas de cette oreille. De par sa toute-puissance et sa position dominante dans le monde, il va contourner la loi et imposer la sienne aux entreprises de presse que nous sommes : notre renonciation aux rémunérations ou le déréférencement pur et simple. Soit la gratuité perdure, soit on devra se passer de Google. Y a-t-il un choix ? Comment pouvons-nous lutter contre un géant qui se place au-dessus des lois ?

 


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