Auteur : Interbois Périgord
Publié : vendredi 21 juin 2019

 

Sylviculture. Globalement, les prix ont observé une hausse constante depuis l’automne 2017, et ce, sur tous les secteurs sur lesquels les entreprises périgourdines sont positionnées.

Note de conjoncture

Les prix de bois sur pied ont subi des hausses significatives en Dordogne depuis notre parution de l’automne 2017 et ce à l’instar du reste des territoires de la Nouvelle Aquitaine. 

Ces tendances reflètent des marchés actifs sur tous les secteurs sur lesquels sont positionnées les entreprises d’exploitation et de transformation de Dordogne.

Pour le pin maritime, la demande est soutenue surtout sur les bois destinés à l’emballage. On constate sur le terrain la présence d’acheteurs régionaux, signe des tensions qui règnent au niveau régional en matière d’approvisionnement. La tendance haussière des prix fait craindre aux acteurs locaux un effet ciseau entre les coûts d’achat de bois et les coûts de revente des produits transformés. La crise des bois scolytés dans l’Est de la France et de l’Europe pourrait venir jouer le rôle de “ralentisseur” de la demande avec la mise sur le marché d’une plus grande quantité de bois à des prix plus bas.

Les essences feuillues comme le chêne continuent d’être demandées par les exploitants forestiers et scieurs locaux. Sur les marchés traditionnels “haut de gamme” (tonnellerie pour le Cognac et la viticulture), les prix ont poursuivi leur croissance. Il en est de même pour les marchés liés aux produits transformés (planches à cercueil, avivés pour le parquet, carrelets pour la menuiserie). Les cours des bois du marché de la charpente et des traverses sont plus stables (manque de visibilité des entreprises à l’export sur le Royaume-Uni et stabilité de la demande en traverses SNCF). A contrario, la demande en traverses paysagères ne faiblit pas et consolide les prix moyens de cette qualité. Globalement, pour cette essence, on constate une concurrence à l’achat des lots de bois de chêne entre opérateurs très actifs dont certains sont aujourd’hui positionnés sur l’achat de chêne rouge (cotation nouvelle dans la grille).

Le bois de châtaignier bénéficie de cette situation avec une demande bien orientée pour le sciage comme pour les marchés du parquet, bardage et lame de terrasse. La demande en piquet ne faiblit pas : les exploitants sont très sollicités pour fournir les transformateurs locaux. Cette tendance ne peut qu’inciter les acteurs de l’exploitation forestière à trier les qualités de bois dans les coupes de taillis.

Le peuplier, pour les marchés du déroulage ou de sciage, connaît une forte demande. Certains opérateurs craignent pour les marchés sur lesquels ils sont positionnés : emballage léger, sciage pour les produits d’aménagement intérieur.

La situation des bois d’industrie feuillus est stable avec un marché de la pâte à papier plutôt correct d’après les industriels. Quant aux bois d’industrie résineux, les marchés de l’emballage et du carton sont soutenus. Les coupes d’éclaircies sont intéressantes à programmer dans ce contexte.

En matière de bois de chauffage, les stocks sont au plus bas en cette période. La consommation de bois bûche a été assez bonne cet hiver. Les prix ne montrent pas de signe d’augmentation notable mais il faudra surveiller leurs évolutions à l’automne dans un contexte plutôt haussier des prix des énergies fossiles et de l’électricité.

 

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