Auteur : Alexandre Merlingeas
Publié : vendredi 15 février 2019

Marsac-sur-l’Isle. Pour la première année, 12 artisans des métiers de bouche de Dordogne ont reçu le label “Artisans gourmands“, le 11 février, lors du salon PériProExpo, au parc des expositions.

Un label pour artisans gourmands

Lancé par le réseau des Chambres de métiers et de l’artisanat de Nouvelle-Aquitaine, en partenariat avec la Région et les organisations professionnelles des métiers de bouche, le programme artisans gourmands a vu le jour en Limousin en 2014. « Il s’agit de promouvoir l’artisanat », explique Axelle Jacquemart, à la manœuvre de sa mise en place en Dordogne pour le compte de la Chambre de métiers et de l’artisanat.

Cette démarche est volontaire de la part des artisans qui veulent mettre en valeur leur savoir-faire. La charte “Artisans gourmands“ engage de fabriquer “maison“ 80 % des produits de l’activité principale (50 % pour la seconde), innover pour toujours surprendre le client, proposer un service de proximité et transmettre son savoir-faire avec une dimension sociale en embauchant des apprentis ou des stagiaires.

Un audit est réalisé dans l’entreprise. « Il faut obtenir une note supérieure à 48 points », indique Axelle Jacquemart, qui a expliqué la démarche en compagnie de Sandra Gontier, élue de la Chambre. Un comité d’agrément se réunit pour délivrer le label pour deux ans, à l’issue desquels un nouveau contrôle est réalisé.

La remise officielle des kits “Artisans gourmands“ a eu lieu le 11 février au salon PériProExpo, salon des professionnels des métiers de bouche. Il comprend notamment des cartes de visite et stickers. Tous les artisans labellisés n’étaient pas présents. On pouvait recenser Frédéric Joseph, de la fameuse chocolaterie de Périgueux, des représentants de la brasserie La Lutine à Limeuil, de la Table d’Eugénie à Chancelade ou encore la chocolaterie La Ruchette à Ribérac.

« Je sais ce que je vends. »

Les bouchers étaient bien représentés à cette occasion avec Éric Lagarde d’Annesse-et-Beaulieu et Christophe Dumas de Saint-Astier. « L’intérêt est de se démarquer de ce qui se fait ailleurs, dans la grande distribution, avec une charte de qualité et une démarche pour promouvoir notre métier et ses valeurs. Nous, nous faisons de la préparation en amont avec une exigence de qualité », explique Christophe Dumas. « Je fabrique 90 % de ma charcuterie, affirme de son côté Éric Lagarde. Je sais ce que je mets dedans, je sais ce que je vends contrairement aux grandes surfaces qui font du tout prêt. La qualité du produit passe par la fabrication, à mon avis. »

Les deux artisans expriment les difficultés à survivre face à la concurrence et la mauvaise publicité faite sur les métiers de la viande en général. Le dernier scandale d’exportation illégale de viande polonaise participe de cette tendance. « Nous sommes englobés là-dedans sans pouvoir démentir. Impossible que cela se passe chez moi. J’ai un suivi des bêtes, je sais à qui elles appartiennent, quand elles sont nées, quand elles sont mortes », assure le boucher d’Annesse-et-Beaulieu.

 


 

Les labellisés 

Sucre Glace (Périgueux) ; Happy Ice (Sarlat) ; boucherie Lagarde (Annesse-et-Beaulieu) ; biscuiterie Billeau (St-Léon-sur-l’Isle) ; biscotterie La Chantéracoise (St-Germain-du-Salembre) ; chocolaterie La Ruchette (Ribérac) ; chocolaterie Joseph (Périgueux) ; brasserie La Lutine (Limeuil) ; boucherie Dumas (St-Astier) ; Les Délices de Sandra (Veyrines-de-Vergt) ; Croustilles et saveurs (Mussidan) ; La table d’Eugénie (Chancelade) ; chocolaterie Bovetti (Terrasson) ; conserverie des frères Danos (Trémolat). 


Réussir le Périgord
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