Auteur : Laetitia Lemaire
Publié : vendredi 8 février 2019

 

Vingt ans de solidarité financière

Anniversaire. L’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) existe en Dordogne depuis 20 ans. Elle a permis le lancement de plusieurs milliers de projets, grâce notamment à des microcrédits.

 

« L’Adie a été une bouée de sauvetage », « Sans l’aide de l’Adie, je n’aurais pas pu m’en sortir », « L’Adie a été “LA“ solution »... S’il avait fallu qu’un anniversaire soit rempli d’éloges, c’est bien aux 20 ans de l’Adie qu’il fallait être. Nombreux étaient les témoins de ce que l’Adie, Association pour le droit à l’initiative économique, a pu faire pour, à son “petit“ niveau, dynamiser l’économie locale. L’adjectif “petit“, ici, n’est pas employé pour minimiser l’impacte de son action mais en référence à ces microcrédits qu’elle accorde à des porteurs de projets dont personne ne veut.

« J’avais déjà un crédit mais plus de véhicule. Pourtant, il fallait bien que j’aille travailler tous les soirs, raconte Karine, aide-soignante, cliente de l’Adie. Je n’aurais pas eu droit à un autre crédit auprès de la banque. » Pour la seconde fois, l’association lui fait crédit afin qu’elle rachète un véhicule « un peu plus neuf que le premier, qui était tombé en panne ». Clotilde Manière, responsable de l’Adie 24, souligne : « Là, clairement, l’emploi était menacé sur une question de mobilité ». Le sujet est un des chevaux de bataille de l’Adie, mais il n’est pas le seul.

Diversité des missions

À l’occasion de l’anniversaire de ses 20 ans, qu’elle a fêtés en présence d’élus, de responsables institutionnels, de partenaires et de bénéficiaires, anciens ou actuels, l’Adie a rappelé toute la transversalité de ses missions : elle peut agir sur un accompagnement à la mobilité mais aussi, en grande majorité, pour soutenir des porteurs de projet, désireux de créer leur propre entreprise. « Il n’y a pas de règle. Nous accueillons des personnes aux profils divers, qui ont de 18 à 90 ans », témoigne Clotilde Manière.

Porteurs de projet et d’envie

« 40 % des personnes pensent que c’est compliqué de monter son entreprise, déclare Jean-Marc Ewald, directeur régional de l’Adie Nouvelle-Aquitaine. Ils sont pétris d’a priori : on ne prête qu’aux riches, créer son entreprise est très complexe, qui plus est quand on a plus de 50 ans et/ou quand on est une femme... il faut lutter contre ces idées reçues. En 2018, 2 000 entrepreneurs ont obtenu un prêt pour créer leur entreprise ; et ils n’avaient pas tous moins de 50 ans, et ce n’était pas tous des hommes. »

Finalement, ce qui caractérise le plus les clients de l’Adie, c’est leur commune envie de réussir. Clotilde Manière raconte : « Quand ce sont des reconversions, les gens ont une envie qui est impressionnante. Leur choix de “second“ métier, c’est un métier-passion. C’est ça qui va faire la différence. Parfois, il suffit juste de discuter avec eux pour trouver une solution à leur problème de départ. Le plus souvent, la solution, ils l’ont en eux. C’est l’échange qui va la faire émerger. Mais l’envie de départ, ils l’ont. »

D’aide financière, il est beaucoup question. Mais l’Adie propose autre chose... « On apprécie aussi le conseil et l’écoute, l’accompagnement des bénévoles », confirme Christine, autre cliente de l’Adie.

 


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