Auteur : Alexandre Merlingeas
Publié : vendredi 9 novembre 2018

La Feuillade. Pierre Vauleon, gérant de l’usine Mouneyrac, à La Feuillade, a reçu la visite de Philippe Nauche, vice-président de la Région. Il lui a présenté l’activité de l’entreprise et ses perspectives de développement.

Mouneyrac planifie son essor

Le 30 octobre, l’usine Mouneyrac qui emploie une quinzaine de salariés a reçu une délégation d’élus autour de Philippe Nauche, vice-président de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge de l’économie territoriale, de l’économie sociale et solidaire et de l’intelligence économique. Il était accompagné notamment de la députée Jacqueline Dubois, de Colette Langlade du Conseil départemental, et Dominique Bousquet, président de la communauté de communes du Terrassonnais. De passage sur le territoire, l’élu de la Région en a profité aussi pour visiter l’entreprise de couverture et de zinguerie, SAS Bambou, à Terrasson.

Nichée dans la ZA Guinassou, non loin de la Corrèze, Mouneyrac fait principalement de l’usinage, du tournage, de la frappe et du profilage de pièces métalliques pour des domaines comme le bâtiment, les échafaudages ou les clôtures. Rachetée en 2016 par Pierre Vauleon, l’entreprise n’a pas eu des débuts très simples. Le jeune dirigeant a en effet dû faire face à la perte d’un gros client (L’Oréal), à peine quelques mois avant la reprise. « Il représentait presque un quart du chiffre d’affaires. » En dépit de cet accroc, depuis, l’activité de la société progresse avec un chiffre d’affaires approchant les 3 M€.
La société a été structurée en holding, qui comprend plusieurs branches autour de Mouneyrac avec Mouneyrac études, bureau d’études et conception dans la métallurgie, puis Mouneyrac outillages et usinages et Balsimport. Cette dernière a été rachetée en 2017 ; elle est spécialisée dans les clés d’assemblage pour cercueils, un secteur en expansion.

« De la pièce de série de grosse épaisseur. »

Si le Conseil régional n’a pas encore voté d’aides financières à Mouneyrac, plusieurs projets de développement sont en cours d’instruction, notamment pour l’acquisition de deux presses pour la frappe de pièces. Pour la première d’entre elles, il y a eu un dépôt de brevet avec un financement PTI (Prestation tremplin innovation) destiné à aider les entreprises dans la mise en œuvre d’un projet innovant.

Pierre Vauleon a détaillé aux élus un vaste plan de développement jusqu’en 2021, qui doit porter le chiffre d’affaires de la holding près des 5 M€. L’année 2018 a connu une activité soutenue avec de nouveaux clients comme Arcelor, Lexem ou Aquifrance. Le gérant a déjà recruté Petra Brotnei, technico-commerciale pour Balsimport. Le recrutement d’un chef d’atelier expérimenté est prévu prochainement. « On se positionne sur de la pièce de série de grosse épaisseur. C’est le savoir-faire qui fait notre originalité. On prospecte pour savoir qui peut en avoir besoin », a expliqué le gérant. Au total, il est prévu d’embaucher six personnes d’ici 2021.

Côté immobilier, l’entreprise a acquis son bâtiment historique de production et un autre juste à côté. L’objectif va être maintenant d’unir les deux à partir de 2019 avec la construction de 400 m2 pour intégrer de nouvelles presses, dont une attend déjà dehors sous une bâche. Les bureaux à l’étage ont été agrandis et une zone de stockage est en cours de création. Tout un travail de mise en conformité des presses est lancé, ainsi que la formation du personnel pour plus de polyvalence et de polycompétence.

 

Pour Balsimport, dont il souhaite doubler le chiffre d’affaires (400 000 € actuellement), « nous voulons aller davantage sur les marchés européens ». Il a parlé du Portugal, de l’Espagne, la Roumanie et la Belgique. Dans ce secteur du funéraire, une étude est en cours pour recueillir les besoins des clients pour de nouvelles pièces métalliques embouties.


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