Auteur : Lionel Robin
Publié : vendredi 12 octobre 2018

 Élevage. C’est le rendez-vous professionnel par excellence. Le Sommet de l’élevage a lieu du 3 au 5 octobre à Clermont-Ferrand. De nombreux éleveurs périgourdins s’y rendent, autant pour rencontrer leurs partenaires que pour admirer les bêtes.

Un Sommet incontournable

Hommes et femmes s’arrêtent, regardent sous tous les angles, ils évaluent... On voit bien qu’ils ne se contentent pas de la trouver jolie ou bien dessinée. Il est facile de voir que le regard qu’ils posent sur l’objet de leur attention va bien plus loin. Le Mondial de l’automobile à Paris ? Non, le Sommet de l’élevage à Clermont-Ferrand, jeudi 4 octobre. Ce rendez-vous est devenu incontournable pour de nombreux professionnels, y compris périgourdins.

« Il y a dix ans, nous étions une dizaine de producteurs à venir ensemble, se souvient Lionel Échardour, vice-président d’Elvéa Périgord. Aujourd’hui, il nous faut deux bus. » L’éleveur de broutards de Saint-Privat-des-Prés confesse qu’il ne raterait pas ce rendez-vous professionnel. Il est pour lui l’occasion de rencontrer plusieurs de ses partenaires, des fournisseurs avec lesquels il travaille régulièrement, « certains, je ne les vois qu’une fois par an, ici ». 

Comme d’autres éleveurs adhérents d’Elvéa, Lionel Échardour s’intéresse à la génétique. Il va voir les bêtes à concours, les sélectionneurs. « Ça nous permet de voir comment la race évolue. En revanche, concède-t-il, c’est du haut de gamme et pas forcément ce qu’on voit sur nos exploitations. »

Le vice-président d’Elvéa apprécie également le matériel exposé. « Il est adapté à la taille de nos exploitations. » Pour le coup, moins tape-à-l’œil qu’au Salon de l’agriculture à Paris. Ce qu’apprécie aussi Pascal Billat. « Je ne vais plus à Paris ou à Bordeaux. En revanche, ça fait huit ans que je viens ici tous les ans. »

Repérage

Éleveur à Villars, Pascal Billat a dû reconstituer son troupeau de vaches laitières et allaitantes. Son choix s’est porté vers la simmental et la montbéliarde pour le lait, et vers l’aubrac pour la viande. À Clermont, il s’est donc attardé dans le hall où ces races étaient exposées. L’éleveur est venu avec deux amis céréaliers. « Mais eux sont allés voir directement les stands de machinisme », rigole-t-il.

Pour son troupeau laitier, Pascal Billat pratique l’insémination artificielle. Souhaitant inscrire ses bêtes à l’UPRA, il observe avec attention les taureaux exposés et inscrits. En aubrac, il possède un taureau qu’il renouvelle régulièrement. Pour le dernier, ce sera l’an prochain, mais il n’a pas manqué d’effectuer déjà un repérage.

Si les éleveurs périgourdins rencontrés dans les allées du Sommet de l’élevage admettent faire un peu de tourisme, ils se réjouissent surtout d’être à un endroit où leur métier et leurs produits sont valorisés et reconnus. Un rendez-vous qu’ils vivent comme une respiration.

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