Auteur : Lionel Robin
Publié : vendredi 17 novembre 2017

Élevage. La vétérinaire de Mussidan, Estelle Blanchet, est intervenue chez Damien Olivier, à Saint-Sauveur-Lalande, dans le cadre réglementaire de la prophylaxie. Cette année, c’est la généralisation du test IDC contre la tuberculose bovine.

La prophylaxie, c’est parti

Les responsables de la santé animale l’avaient annoncé : la campagne de prophylaxie dans les élevages bovins démarre plus tôt cette année. Déjà, certains éleveurs ont reçu la visite de leur vétérinaire. C’est le cas de Damien Olivier, à Saint-Sauveur-Lalande. Installé en Gaec avec son père et sa mère, il élève des limousines. 

Ce lundi 13 novembre, Estelle Blanchet est arrivée dès 9 heures pour s’occuper des 45 vaches. La vétérinaire de Mussidan en a pour toute la matinée. Le père de Damien, Jean-Marie, est là aussi. « Maintenant, il faut absolument qu’il y ait deux personnes », précise Estelle Blanchet. Parce que la nouveauté de cette campagne 2017/2018, c’est la systématisation de l’IDC (Intradermotuberculination comparative) dans la majorité des communes de Dordogne, le moyen retenu par les pouvoirs publics pour lutter contre la tuberculose bovine.

Maintenir les bêtes

« Le plus compliqué, c’est de maintenir comme il faut les bêtes », souligne Jean-Marie Olivier. Heureusement pour l’éleveur, quand Damien s’est installé, la mise aux normes des bâtiments a été faite. Du coup, les cornadis permettent de bien contenir les animaux. Chacun tient donc son rôle comme il le faut : l’éleveur passe la corde autour du mufle et des cornes de la vache pour bien la maintenir, Estelle Blanchet intervient et Jean-Marie note les mesures, voire les remarques, que peut faire la vétérinaire.

L’IDC nécessite de tondre deux endroits éloignés d’une quinzaine de centimètres sur le cou de la vache. À chaque endroit, la vétérinaire mesure le pli. Ensuite, elle injecte dans le premier de la tuberculine aviaire, dans le second de la tuberculine bovine. Trois jours plus tard, elle repasse pour faire une palpation à la main, pour voir s’il y a une boursouflure ou un œdème qu’elle mesure si nécessaire. S’il y a quelque chose, deux solutions : il y a une enflure sur les deux mesures et ça signifie que la vache est sensible à la tuberculose aviaire, ce qui n’a aucune importance ; ou elle n’a réagi qu’à la tuberculine bovine. Dans ce cas, il y aura suspicion et nécessité d’aller plus loin dans les analyses.

« Les moyens de contention mis en place sont aussi un confort pour moi pour travailler tous les jours et que ce soit moins dangereux », précise Damien Olivier. Ce dernier préfère faire la prophylaxie le plus tôt possible pour pouvoir rentrer ces bêtes sans craindre une quelconque contamination. Quant à Estelle Blanchet, elle rappelle que les cornadis, les couloirs de contention, permettent aux vétérinaires d’intervenir dans de meilleures conditions.


 EN CHFFRES

  • 45 bovins du Gaec des Olivier ont été traités en une matinée
  • 6 500  bovins seront examinés sur sa zone par le cabinet vétérinaire d’Estelle Blanchet durant la campagne de prophylaxie

Réussir le Périgord
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