Auteur : Laetitia Lemaire
Publié : vendredi 6 octobre 2017

Palmipèdes gras. À l’initiative d’Avi-service, société de Sanders Périgord, une douzaine d’éleveurs-gaveurs ont suivi une session innovante de la Bioschool sur la biosécurité. Une mise en pratique de tout ce qu’ils ont appris en formation.

Les éleveurs/gaveurs à l’école

Savoir qu’il faut autant de millilitres de détergent pour un seau d’eau ou qu’il faut appliquer le produit de haut en bas est une chose. Bien le faire en est une autre. Tous passés par la formation obligatoire sur la biosécurité, les douze participants de la journée technique organisée par Avi-service, à Gout-Rossignol, sont aujourd’hui tous en règle aux yeux de la DSV (Direction de services vétérinaires). « Ils ont leur sas de désinfection, ils ont pratiqué le vide sanitaire, ont suivi la formation et appliqué les mesures sur leur élevage, insiste Jérémy Mercier, responsable Avi-service. Mais cette journée est pour les mettre en situation réelle et éventuellement cibler les défauts et contrôler l’efficacité du geste. »
Chez James Dessailly, à Gout-Rossignol, les locaux sont vides. Deux tiers des bâtiments ont été nettoyés, le dernier attend les stagiaires de cette Bioschool (école de la biosécurité). « Ils vont revoir comment utiliser un canon à mousse, comment se servir efficacement des détergents et des désinfectants. Nous allons ensuite contrôler avec un vétérinaire la qualité des nettoyages, détaille Jérémy Mercier. C’est aussi une façon de vérifier si ce qu’ils font depuis plusieurs années est bien fait ou non. »

Pas trop de produit et pas trop près des murs

À l’extérieur, le point est fait en compagnie du docteur Huchin, vétérinaire. Accolé à un champ de maïs, le bâtiment mériterait d’avoir des abords parfaitement débroussaillés avec des graviers pour ennuyer les rats qui n’aiment pas se déplacer à découvert. « James devra également installer des boîtes de raticide et contrôler le nombre d’animaux morts. »
À l’intérieur, c’est François Lesur, de la société Theseo, spécialisée dans la biosécurité, qui prend le relais. Trempage, décapage, désinfection, rinçage... Toutes les étapes du nettoyage sont passées en revue, décortiquées avant à la mise en pratique. « C’est le débit d’eau qui va assurer le rinçage/lavage. La pression du matériel, c’est pour l’usure des saletés », assure-t-il avant de pointer du doigt d’autres défauts connus : « Vous êtes souvent trop près quand vous appliquez. Vous voulez bien faire. Mais trop près, ça va faire trop de produit, ça va ruisseler et moins bien couvrir la surface à traiter. » Du haut jusqu’en bas, du fond vers la sortie, à bonne distance des bâtiments, avec une dose de produit qui ne sera pas trop grande parce que mal répartie, voilà quelques clés rappelées dans cette école de la biosécurité.
D’autres sessions devraient être organisées dans le reste du département. « Nous voulons les dupliquer pour aller au plus proche des éleveurs », annonce Jérémy Mercier.



EN CHIFFRES

 

  • 55 éleveurs et une quarantaine de gaveurs de Sanders pourraient suivre les sessions de cette Bioschool.
  • 80 % des bactéries et agents infectieux éliminés par le détergent.

 


Réussir le Périgord
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