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1921_12_ASSISTANCEPromotion. La semaine de la création-reprise d’entreprise organisée par la Chambre économique de la Dordogne s’est clôturée vendredi 26 novembre par un forum consacré à l’importance de la formation pour tous les porteurs de projets.

Entreprises cherchent
repreneurs qualifiés


Le département de la Dordogne compte 30 000 entreprises. Près d’un tiers sont dirigées par des chefs d’entreprises âgées de plus de 55 ans. Depuis plusieurs années, les chambres consulaires constatent que trop de structures disparaissent au départ à la retraite du chef d’entreprise ou dans les premières années d’activité, par manque de conseils ou de recul sur le projet. Une cession d’entreprise, cela ne s’improvise pas. Cinq ans apparaît être une bonne durée pour préparer sa succession.
La transmission des sociétés est devenue une préoccupation majeure pour les partenaires du monde économique : État, Région, Département, chambres consulaires. Chacune d’elle à son niveau est impliquée à son niveau dans ce domaine depuis de nombreuses années. Les actions menées ont permis de sauvegarder de nombreux emplois dans le département.
Pour la cinquième année consécutive, la Chambre de métiers et d’artisanat, la Chambre d’agriculture et la Chambre de commerce et d’industrie ont décidé de se mobiliser pendant une semaine, du 23 au 26 novembre.

Plus de 200 porteurs de projets accueillis
Au cours de cette manifestation, plus 200 porteurs de projets ont été accueillis individuellement, à Terrasson, Ribérac, Bergerac et Coulounieix-Chamiers. Ils ont pu rencontrer des experts juridiques, financiers. Ils ont interrogé les services fiscaux, sociétés d’assurance, caisses de retraites, banques, notaires, et autres experts-comptables.
En Dordogne, les entreprises viables qui ont un dirigeant âgé à leur tête ne manquent pas, qu’il s’agisse du milieu agricole, artisanal ou celui des commerces et des services. Elles ont une expérience, une clientèle, elles appartiennent déjà au tissu économique local. C’est plus facile de se lancer dans ces conditions que de partir de zéro. À condition, bien sûr, que ces candidats à la reprise ou les futurs créateurs soient formés et aient des compétences dans le métier envisagé.
« Une de nos préoccupations est de trouver des repreneurs qualifiés. En Dordogne, nous avons actuellement une centaine de restaurants à vendre, parfois des repreneurs en face, mais beaucoup n’ont aucune qualification », souligne Nadia Ballet, responsable du pôle création, reprise de la Chambre de commerce et d’industrie.
Le forum du 26 novembre a mis en lumière l’importance de la formation professionnelle, du CAP au niveau Bac + 5, à travers des témoignages d’anciens élèves d’écoles de la CCI, de l’EFM de la Chambre de métiers de Boulazac, du CFPPA (agricole) de Coulounieix-Chamiers, ou encore de l’école de management hôtelier de Savignac. La Dordogne offre un panel large de diplômes, dans de nombreux domaines. Sur le secteur de la restauration, certains diplômes sont reconnus à l’étranger. Il existe aussi de nombreuses possibilités de reconversion grâce à la formation continue pour adultes.
Claude-Hélène Yvard

 

 

1921_17_latourArtisanat. Delphine Latour a repris le salon de coiffure de sa belle-mère dans le centre d’Excideuil.
Patronne et formatrice
Avant de posséder son propre salon de coiffure, Delphine Latour a acquis une solide formation professionnelle. Tout d’abord par choix. La jeune femme passe d’abord un CAP de coiffure en trois ans en contrat d’apprentissage, qu’elle obtient sans difficulté. Encouragée par son employeur et les enseignants de l’Espace formation des métiers de Boulazac, elle s’attaque dans la foulée au brevet professionnel. « Je l’ai passé en contrat de qualification. Je voulais acquérir davantage de compétences et me donner la possibilité de m’installer plus tard. »
Très volontaire, la jeune coiffeuse embraye sur la préparation du brevet de maîtrise. « J’avais envie de tenter l’expérience de l’enseignement. L’idée de transmettre mon savoir-faire me plaisait. Je me suis engagée sur le brevet de maîtrise. C’est vraiment un niveau au-dessus. Dans mon petit groupe, j’étais la seule coiffeuse. Pour moi, ce fut dix-huit mois très durs. Je l’ai fait alors que j’étais salariée. Cette période a été compliquée à gérer :  cumuler travail en entreprise et études n’est pas évident.  Heureusement que j’ai été encouragée dans ma démarche. »
Delphine Latour a obtenu tous ces diplômes au sein de l’EFM de Boulazac. C’est là qu’elle rencontre son futur compagnon, devenu carrossier. Sa belle-mère est coiffeuse à Excideuil. Elle cherche à céder son affaire. « Cette reprise familiale s’est faite avec un crédit vendeur. C’est une option intéressante pour quelqu’un de jeune qui ne dispose pas d’apports suffisants. Cela m’a permis de limiter le recours à l’emprunt. Sans cette solution, je ne sais pas si mon projet aurait convaincu une banque. Aujourd’hui, je partage mon temps entre mon salon où j’ai une salariée et l’enseignement à l’EFM et je m’épanouis. »


Cl.-H.Y.

 

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